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 Night & Day. Adam.

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Eve Mason
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MessageSujet: The Night Never Ends. Adam.   Mer 27 Mai - 4:05

    La journée passait à une lenteur. Mon dernier cours de la journée n’était même pas encore terminé. J’avais donné à mes élèves un exercice à faire, comme ça je pouvais rêvasser tranquillement d’Adam, tout en me réjouissant du fait qu’il n’était qu’un étage au-dessus de moi. Un étage, c’était tellement mieux qu’un océan et un continent tout entier. Je ne faisais que repenser à notre baiser de tout à l’heure. J’en avais tellement rêvé. J’avais l’impression de me conduire comme une adolescente de 15 ans, ça me faisait légèrement flipper. Après nos retrouvailles, j’ai enfin pu boire un café bien serré, qui m’avait réveillé, et j’avais avalé quelques petites cochonneries achetées au distributeur. Nous avions échangé quelques mots, et nous nous sommes entendus sur un rendez-vous le soir même. J’avais pris son numéro. Après tout on ne sait jamais, j’aurais pu être appelée pour une mission. J’aurais certainement refusé, trop fatiguée, réellement. Je fus tirée de ma rêverie par une élève qui me posait une question.

    « Madame, comment on… »
    « En français, s’il te plaît, Wendy. »
    « Oui, comment on dit ‘lunatique’ s’il vous plait ? »

    Je répondis à sa question, et repartit dans mes pensées. Mais la sonnerie m’en empêcha. Je demandai à mes élèves de finir l’exercice pour le prochain cours, et me dépêchais de ranger mes affaires. Personne pour m’importuner ? Désolée mais j’avais quelque chose de très urgent à faire. Je n’effaçais même pas le tableau plein de mots en français, je ne remis pas les chaises en ordre comme je le faisais lorsque j’avais le temps. Non, je me hâtais de fermer la salle de cours. Je croisais Adam dans les escaliers, je lui fis un sourire, et nous descendions les escaliers ensemble. Je lui expliquai que j’avais quelque chose d’important et de très urgent à faire, et je disparaissais dans ma voiture. Nous avions prévu de nous voir dans la soirée de toute façon. J’appréhendai énormément notre rendez-vous de ce soir, comment je devais me conduire, quelle attitude devais-je adopter ? Séductrice, confiante, ou pas du tout sûr de moi ? Toutes ces questions qui se bousculaient dans ma tête. Mais, alors que je montais dans ma voiture, quelqu’un d’autre s’immisça dans mon esprit. J’étais toute excitée à l’idée de retrouver Sam, qui était à cette heure-ci à la cantine, certainement, de la maternelle. Je fonçais jusqu’à l’école, téléphonant au passage à Maddie, lui demandant de venir ce soir pour le garder. Pour 19 heures, ce serait parfait. Je me garais à proximité de l’école, et marchais jusqu’à ma destination. Je poussai la lourde porte vitrée, contemplais rapidement tous les petits manteaux accrochés dans le hall, et avançais jusqu’à la cantine. Sam me vit tout de suite, et, malgré les réticences de sa maîtresse, couru vers moi. Je le pris dans mes bras, le voir me faisait un bien fou.

    « Mamaaaaaan ! »
    « Sammy ! » Je le serrai fort contre moi. Ma bouffée d’air frais.
    « Tu seras là ce soir, hein, diiiis, promis ? »
    « Promis mon chéri, promis. »
    « Je veux que tu me lises une histoire ! »
    « Je te le promets. Tu auras une surprise bientôt ! » J’ajoutais en faisant référence à son père.
    « Oh c’est quoiiii ? Je veux savoir ! »
    « Tu le sauras bientôt ! Maman a encore du travail, je viendrai te chercher ce soir ! »

    Je le quittais à regret. Je le regardais encore quelques minutes. Les moments que je partageais avec lui étaient bien trop courts. Je rentrais donc à la maison, seule, à contre cœur. Je le reverrai quelques heures plus tard, mais j’étais triste de ne pas l’avoir avec moi maintenant. Après une bonne douche, un vrai repas, et une lutte incroyable pour ne pas dormir, je repartais vers San Diego, en direction de l’Agence. Je devais faire mon rapport de ma nuit ‘mouvementée’ comme avait si bien dit Adam. Rob me regardait de son regard des mauvais jours. Il devait déjà savoir qu’Adam était à Athens. Rob savait tout. Il savait toujours tout. J’évitais de le croiser, de toute façon je préférai éviter sa mauvaise humeur. Mon rapport ne me pris pas autant de temps que je le pensais. La perspective d’avoir Sam pour la fin d’après-midi & Adam pour la soirée avait du me donner de l’inspiration. Je retrouvais enfin mon fils vers 15h30, puis je me suis occupée de lui jusqu’à ce que Maddie arrive. Après un long bain pour me relaxer, où j’avais réussi à ne pas fermer les yeux, je m’occupais de moi. Ce qui ne m’était pas arrivé depuis très longtemps. Maddie vint m’interroger, elle trouvait ça beaucoup trop pour une mission.

    « Il est là, Adam est à Athens. »
    « Adam comme dans Adam le père de Sammy ?? »
    « Oui. »

    Je fermais les yeux. Adam et Samuel dans la même phrase. Je n’en revenais toujours pas. A ce propos. Adam ne pouvait tout simplement pas venir ici. Pas maintenant, pas encore. Je me précipitais en bas, juste vêtue d’une serviette autour de ma taille. Comment j’ai pu oublier ce détail si important ? Je retournai mon sac à la recherche de mon portable. Il décrocha après quelques sonneries.

    « Adam ? Est-ce que tu pourrais venir me chercher ? Il y a, euh… Quelqu’un en ce moment à la maison, et je préférerais qu’on sorte ou peut-être, hum, qu’on aille chez toi ? » Il devait entendre à l’autre bout du fil que j’étais gênée. J’avais tellement envie d’aller chez lui, mais je ne voulais pas paraître trop envahissante ni rien. « Très bien, alors j’habite au 82, Golden Meadows, c’est à San Marino. Je… Euh à tout à l’heure. »

    Toute cette situation me faisait bizarre. On se connaissait depuis 5 ans et je devais lui donner mon adresse. Je lui cachais qu’il avait un fils. J’aimerai tellement appuyer sur avance rapide. L’heure passait très vite. Je lu une histoire à Sam, pour qu’il s’endorme. J’intimais à Maddie de dévaliser le frigo si elle en avait envie. Je paniquais presque et je regardais toute les trente secondes par les fenêtres de la salle à manger, qui donnait sur la route. Je remontais voir Sam, je voulais l’embrasser avant de partir. J’entendis une voiture s’approcher, enfin, pensais-je avec une léger sourire, et je me précipitais en bas. Je portais une petite robe beige à pois blanc, ornée d’une ceinture de la même teinte. Un petit gilet blanc me couvrait les épaules. J’avais mis des ballerines argentées, j’avais assez porté de talons la nuit dernière, mes pieds me faisaient mal. J’avais choisi un maquillage très léger, j’avais même laissé tomber mon noir habituel autour de mes yeux. Je n’avais qu’un collier en or blanc autour du cou, pas d’autres bijoux. Maddie avait même fait sa bouille surprise qu’elle ne faisait que très rarement, celle qui la rendait presque idiote xD. Je sortais très vite. Je ne voulais pas qu’il entre. Je laissais derrière moi mon imposante bâtisse dont les lumières étaient encore allumées, et me ruait vers sa voiture. Il était sorti de sa voiture. Toute excitée, je me précipitais vers ses bras, l’embrassait telle une collégienne.

    « Tu m’as manqué. Tu m’as prévu quelque chose ce soir, ou tu m’emmènes chez toi ? » Demandais-je innocemment. Les deux solutions me plaisaient tout autant, tant que j’étais avec lui.


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Dernière édition par Eve Mason le Jeu 28 Mai - 1:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mer 27 Mai - 21:02

« J’ai quelque chose de prévu, et enfin je dois retourner à mon autre travail, pour mon, hum, rapport.»

Cette phrase la résumait parfaitement. Tellement mystérieuse. Je ne savais pas ce qu’elle pouvait bien faire en dehors de son travail mais j’avais une petite idée. Son deuxième travail. Mais il semblait y avoir quelque chose d’autre et je n’aimais pas vraiment ça. Quand je sens qu’il y a quelque chose qu’on ne me dit pas et que je dois deviner moi-même. Je ne suis pas du genre à me prendre la tête et chercher pendant trois heures les sous entendus aux phrases mais ça m’intrigue et ça m’énerve un peu. Si seulement j’en savais plus sur elle. Mais lui reprocher ça serait égoïste, étant donné que je lui ai promis qu’elle en apprendra sur moi avec le temps. J’allais donc devoir faire avec, moi aussi. C’est sur cette promesse qu’on quitta sa salle de cours. Nous allions continuer notre conversation, manger un truc ou deux en attendant le prochain cours quand le proviseur nous accosta. Il avait l’air un peu pressé mais aussi détendu que tout à l’heure, ça avait l’air d’être une habitude chez lui. Bref il me sépara d’Eve, prétextant une nécessité d’avoir une conversation avec moi. Ca ne valait pas la peine de m’éloigner d’elle mais je n’avais pas trop le choix. Je le suivis jusqu’à son bureau et il me fit un topo sur la rentrée et ce qui allait arriver dans les jours à venir. J’acquiesçai d’un simple signe de la tête à chacune de ses explications. Il devait se douter que j’avais une légère envie de me barrer mais n’avait pas l’air très concerné. Après m’avoir barbé pendant plus d’une demi heure, j’allais voir du côté de la machine à café si elle était toujours là mais plus rien. Fucking Nuggets.

10h, heure de cours. L’horloge avançait et il restait alors à peu près un bon quart d’heure à mes élèves pour finir leur exercice. Dissection de grenouille. Pendant qu’ils s’enfonçaient les ustensiles dans le postérieur, je corrigeais d’un œil les copies de l’exercice du début d’heure. Un schéma du corps humain, avec des mots à placer. Un élève avait placé le tibia dans l’avant bras. Un autre avait mis le mot vulve à la place du mot trachée…Assez gore. La sonnerie retentit, enfin. Deux heures à rester planté sur ma chaise à surveiller des gamins niveaux CM2, basta. Mc Do m’avait expliqué que le niveau allait être facile au début de l’année pour s’élever ensuite mais même niveau schéma mes élèves échouaient déjà. Ca promet.

12h, je la croise dans les escaliers. On descend ensemble et marchent jusqu’à nos voitures respectives. On parle un peu et nous mettons d’accord sur un rendez-vous ce soir. Je lui donne mon numéro, souris bêtement et attend déjà avec impatience mon rencard. Un vrai adolescent. Je rentre chez moi pour manger un bout. Une pause entre midi et deux. Sur le trajet je ne pense qu’à elle. Je passe au feu rouge, le regard absent. Pas de flics, heureusement. J’entre dans mon quartier, dans ma rue puis me gare dans mon allée. Notre baiser hante mes pensées. Je mange du Surimi, un peu de salade, un verre d’eau. J’allume ma télévision, rien à cette heure là. La radio donc. Je prends une fourchette pour manger mon yaourt à la myrtille. J’ai vraiment la tête ailleurs. Je me rends compte de mon erreur stupide et va me poser sur mon canapé, cuillère à la bouche. J’écoute les nouvelles du jour. Rien de bien passionnant. Je m’allonge, ferme les yeux, son visage est encore là jusqu’à ce que je finisse par m’endormir. J’avais mis mon horloge mentale sur 13h30. Je me réveille à 29 et repars à contre cœur à mon travail. Deux cours, deux classes différentes. Et je rentre chez moi vers 17h, après être passé chez l’épicier renforcer mon stock de yaourts. Une nouvelle sieste, cette fois ci je ne me réveille pas avant 19h30, la tête sur un tas de copies baveuses. Mon téléphone sonna, je répondit difficilement.


« Adam ? Est-ce que tu pourrais venir me chercher ? Il y a, euh… Quelqu’un en ce moment à la maison, et je préférerais qu’on sorte ou peut-être, hum, qu’on aille chez toi ? Très bien, alors j’habite au 82, Golden Meadows, c’est à San Marino. Je… Euh à tout à l’heure. »

Je compris la moitié mais assez pour me décider à me lever et aller me préparer. Je lui avais à peine répondu lors de son appel, la tête dans le foin. Je pars me préparer et ses mots prennent enfin effet sur moi. Quelqu’un chez elle ? Je ne vais pas faire le jaloux, ce serait un peu tôt pour ça mais le mystère restait entier. Elle faisait une réception d’agents secrets chez elle ou était-ce autre chose ? Au bout de cinq ans on se construit une vie et qui sait avec qui elle traine. Bref c’était chez elle et pas mes oignons, du moins pas pour l’instant. Mais viendra un moment où je voudrais savoir tous ses petits secrets. Normal pour un couple, non ? Elle préférait donc fuir chez elle pour aller chez moi. Pas de problème. Aucun bordel dans ma résidence. Je perfectionnais mon chez moi en attendant. L’heure venue, je sortis, pris la Gran Torino et alla en direction de chez elle. Le trajet n’allait pas être très long étant donné qu’on habite dans le même quartier.

21h, je suis garé devant chez elle. Très belle maison. A l’image de la maitresse des lieux. Je sors et l’accueille chaleureusement dans mes bras. On avait l’air de deux ados en route pour le bal de promo. Elle me questionne alors sur l’organisation de la soirée. Je lui embrasse le front avant de lui répondre.


« Tu es magnifique… »

Je regarde au loin, croyant apercevoir une silhouette dans l’ombre de sa demeure.

« Tu caches quelqu’un ? Un interrogatoire forcé, fait maison ? »

J’avais lancé ça avec humour et elle le savait. A vrai dire j’espérais plutôt que c’était ça plutôt quelque chose. Malgré tous les efforts du monde, je ne pouvais pas m’empêcher d’être un poil jaloux. Toujours été, et le sera toujours. Je change de conversation avec malice, la conservant toujours contre moi.

« A vrai dire j’ai préparé un petit truc pour nous deux ce soir, chez moi. » Je lui souris franchement. « C’est à deux pas d’ici » Ajoutais-je.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 28 Mai - 1:41

    Il me serra fort contre lui et m’embrassait le front. Je passai mes bras autour de sa taille, fermant les yeux à son contact. Je ne savais pas trop encore ce que j’éprouvais pour lui. Je savais que ces cinq ans de séparation avaient été très dur pour moi. Je savais que j’aimais être avec lui, et qu’il était un très bon amant (a). J’avais besoin d’encore un peu plus de temps, mais je savais très bien où je m’embarquais, et j’appréciais mon petit voyage. Je savais que c’était lui que je voulais. Mais une part de moi doutait toujours. Je ne le connaissais pas encore assez. J’avais peur d’être prise dans une sorte d’attirance physique. Pourtant il y avait cette connexion entre nous, que je n’avais jamais pu nier. J’avais été indéniablement attirée par lui lorsque je l’ai vu pour la première fois. Je m’étais assise en face de lui, dans un des ces énormes bus rouge impériaux que j’avais toujours adoré. On s’était regardé, longuement. Je m’étais sentie comme aimantée par son regard. Je n’avais aucune envie de détourner le regard. Mon hôtel était sur Shaftesbury Avenue, alors arrivée à Leicester Square, je me suis levée, prête à partir. Mais il s’était levé en même temps que moi, on s’était retrouvé si proche, nos regards se cherchaient tellement. Nous n’avions pas besoin de parler. Il a pris ma main, je l’ai suivi. Je ne savais rien de lui. Je ne savais même pas son nom. Ce n’était pas du tout mon genre d’agir comme ça. Nous nous sommes retrouvés sur Hop Gardens, où il avait son appartement. Nous étions au dernier étage de l’immeuble. Je n’ai pas eu le temps d’admirer la décoration ou la vue qu’on avait depuis la baie-vitrée. Il m’avait plaquée contre le mur, capturant mes lèvres sauvagement. Je m’étais laissé faire. J’en avais envie. Nous ne sommes pas montés dans sa chambre, nous avions fait l’amour à même le sol de son salon. Nous nous étions ensuite enroulés dans une couverture, où nous sommes restés ainsi pendant une bonne partie de la nuit. J’ai fini par m’endormir, pendant une heure, puis je me suis réveillée. Il était en train de dormir, je me suis levée discrètement. Je n’avais aucune envie de partir. J’ai enfilé sa chemise, et j’ai exploré un peu les horizons. Je me suis servie un verre d’eau. Je me suis assise dans un fauteuil confortable dans la véranda, et j’ai admiré la très belle vue pendant un moment. Je ne savais pas ce que je faisais là, réellement, mais je ne voulais pas sortir de cet appartement. Et j’avais vécu une des plus belles nuits de toute mon existence. Plus tard, il m’a dit son nom. Adam. J’ai trouvé ça à la fois ridicule et romantique. Adam & Eve. Je lui ai avoué mon sentiment et cela l’avait fait rire aussi. Je n’étais sortie de son appartement que pour aller chercher des affaires de rechange à mon hôtel et continuer mon enquête. Nous passions le reste du temps emmitouflés sous sa couette. J’avais aimé cela aussi. Si peu de gens avaient encore des couettes aujourd’hui. J’étais une française frileuse, j’avais besoin d’une couette pour dormir. Et apparemment lui aussi. Trois semaines à ne pratiquement rien faire, que l’amour et regarder des DVDs. J’avais bouclé mon enquête mais je retardais le moment où je devais partir le plus possible. Je me suis bien faite rappelée à l’ordre par Rob. J’étais à deux doigts de quitter la CIA, mais je devais être réaliste. Ce n’était pas la vraie vie. Et je ne sais pas ce qui m’avait pris, mais j’avais avoué à Adam mon véritable travail. Impossible donc de le revoir. Je voulais le protéger. Je savais qu’il courait déjà un grand risque d’être au courant. Retour au présent. Je me pressais contre lui. Il me dit que je suis magnifique. J’ai du mal à le croire. Je devais avoir d’énormes valises sous les yeux. Mais je ne dis rien.

    « Tu caches quelqu’un ? Un interrogatoire forcé, fait maison ? »

    J’eu un petit rire. Je ne savais pas quoi répondre. J’étais trop fatiguée pour trouver quelque chose de marrant. Je suivis son regard qu’il emmenait à l’intérieur. La silhouette de Maddie se promenait derrière les rideaux épais de la bibliothèque. Je souris. Il devait être jaloux ou quelque chose dans le genre. Je lâchais un petit rire. Il était à côté de la plaque. En même temps il était impossible pour lui de savoir quoi que ce soit.

    « Non c’est juste quelqu’un de très important pour moi. »

    Quoi ? J’aurais pu trouver mieux quand même. J'étais un peu trop fatiguée pour dire des choses cohérentes. En même temps je ne voulais pas trop en dévoiler. Ce n’était pas un mensonge, Maddie était une personne très importante dans ma vie. Mais je n’avais pas percuté tout de suite que ma phrase pouvait porter à confusion. Je secouai la tête, comme pour oublier ce que je venais de dire. Il répondit enfin à ma question. Je souris. Sur les deux propositions que j’avais faites, c’était celle que je préférais le plus. Qu’on soit tous les deux chez lui, j’en avais presque des frissons de bonheur. A deux pas d’ici ? Nous étions presque voisins alors ? Je lui fis un léger baiser sur ses lèvres, et je m’écartai de lui. On n’allait quand même pas rester là toute la soirée. J’avais hâte que l’on soit chez lui. Il m’ouvrit la porte de sa voiture. Je découvrais que c’était une Gran Torino. Plus j’en découvrais sur lui, plus il me plaisait. J’adorais les vieilles voitures. Beaucoup plus que les voitures d’aujourd’hui. Même si la voiture de mes rêves était encore plus ancienne, celle-ci me satisfaisait déjà énormément. Je m’assis à la place du passager, prenant énormément de précautions comme si la voiture était en cristal. J’étais nerveuse. Je ne le regardais même pas. Je gardais le regard droit sur la route, avec un léger sourire. Le trajet fut en effet très rapide. Nous n’étions qu’à quelques pâtés de maisons de chez lui. Je découvrais un immeuble plutôt cossu. Il m’emmenait à l’intérieur, j’avais l’impression de me retrouver cinq ans en arrière. Il me tenait la main, m’attirait doucement dans son appartement. Je découvris enfin son intérieur. C’était plutôt joli, et très propre.

    « C’est un très bel appartement. Même si je ne peux m’empêcher de préférer celui de Londres. »

    Je le regardais dans les yeux, un brin de malice dans le regard. Il ne devait pas être ici depuis très longtemps et cela se ressentait. Alors que son appartement Londonien avait ce je ne sais quoi, il y avait de la vie dedans, de la poussière sur les livres de la bibliothèque, un plancher qui craquait quand on marchait dessus. Mais peu importe, celui-ci était superbe, et plus grand. On avait droit également à une belle vue sur le panorama d’Athens. J’avais encore une fois une préférence pour Londres. Enfin bref, j’étais devant la porte, je n’osais pas bouger.

    « Alors que m’as-tu préparé ? J’espère que tu nous as préparé une bonne couette comme avant. »

    J’eu un léger rire et je mordais la lèvre inférieure. Ce n’était pas tout à fait ce que je voulais dire, enfin je ne voulais pas le dire comme cela.

    « Enfin je veux dire pour dormir. »

    J’ai du rougir jusqu’aux oreilles.

    « Je suis prête à tomber dans les bras de Morphée, j’espère que tu sauras me rattraper. »

    Je me rectifiais en riant doucement. La présence d’Adam me faisait agir comme une novice, une adolescente. Ce n’était pas tout à fait moi, je n’étais pas comme ça d’habitude. Je commençais à avoir chaud, je retirai mon gilet. Ne sachant pas quoi en faire, je le pliais en deux et le posa sur mon avant-bras. Je lui souris une énième fois. La soirée s’annonçait parfaite et j’avais hâte qu’elle commence.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 28 Mai - 5:45

Quelqu’un de très important pour elle. Évidemment. Même si je ne peux m’empêcher de croire qu’il n’y avait que nous deux sur Terre en ce moment, elle avait une famille, des amis et une personne plus importante que moi à l’intérieur de chez elle. Normal, après une telle séparation, il ne faut pas s’attendre à conquérir son cœur en un claquement de doigts. Cela dit, c’est toujours aussi mystérieux et ça m’énerve de ne pas savoir. De ne pas avoir assez de pouvoir sur elle, plutôt. Ma promesse de tout à l’heure me paraissait de plus en plus dure à tenir. Mais je me retiens une nouvelle fois. Je l’emmenai jusqu’à ma voiture. Je peux lire sur son visage qu’elle apprécie mon bolide. Je lui rends son sourire et prend ma place habituelle, derrière le volant. Le trajet est bref mais intense. Pas un mot ou presque, une tension assez palpable. La suite de la soirée reste assez floue dans mon esprit. Allais-je me la jouer séducteur et sur de soi ? Ou bien allais-je prendre assez de recul pour ne pas franchir la ligne ? Étant donné les conséquences que pourraient avoir un léger relâchement par rapport à ma promesse, c’était désormais assez clair. Ne pas prendre de risques me paraissait la meilleure solution. Je ne fixe que la route et elle aussi, je le vois, je le sens. J’appuie nerveusement sur l’accélérateur et dépasse légèrement la limite autorisée en ville. Mes mains cramponnées au volant, je le tourne sèchement. On arrive devant mon refuge, un plein pied, pas très haut mais assez long. Pas mal de place pour un petit prof de bio qui gagne bien sa vie. Assez high-tech niveau design et équipements. Pas du tout mon genre. J’avais un peu choisit au pif avant mon arrivée ici. Rien n’aurait pu me plaire autant que mon appartement londonien de toute façon, je me souviens avoir pensé. D’ailleurs quand je lui ouvrit la porte, elle ne manqua pas de me le faire remarquer. Rien de mieux que l’époque londonienne…

« Il n’y a rien de mieux que mon ancien chez-moi Londonien… » Je la regarde et ajoute.

« Je déteste cette baraque. » Ajoutais-je en désignant mon nouveau chez moi.

« D’ailleurs si tu vois encore les étiquettes sur mes lampadaires et meubles, c'est normal. J’attends juste de gagner un peu plus pour échanger ces trucs infâmes pour des choses qui me ressemblent un peu plus, si tu vois de quoi je veux parler. »

Je riais un peu et lui fit signe d’entrer. Elle me fait part de quelques remarques piquantes, pleines de sous entendus, comme l’experte qu’elle est. Je rigole à nouveau. Nos regards se croisent une nouvelle fois, j’eus un frisson. Elle m’avait chauffé mine de rien. J’avais le slip en feu rien que de m’imaginer avec elle, sous la couette, comme avant. Sa dernière remarque me fit doucement sourire. Elle avait cette gêne naturelle quand lui venait l’envie de faire de telles remarques. Tellement chou. Je la regarde rougir. J’assume avoir envie d’elle, elle doit le sentir dans mes yeux, mais je ne bronche pas, solide comme un roc. Ma main vient caresser sa joue. Calmer le jeu, tel était mon rôle. Prendre notre temps, n’oublions pas.

« Que dirais-tu pour le moment d’un bon repas pour deux ? »

Je pose ma main sur son dos, lui propose d’ôter son gilet si la chaleur habituelle de la maison la gêne, puis l’invite jusqu’au living-room. Je la fais s’installer sur mon canapé blanc. J’allais chercher une bouteille de rosé, un Cabernet D’Anjou, son préféré. Je ne savais finalement que très peu de choses sur elle mais ça, je m’en souvenais comme de ma première dent. Je lui servit avec sourire une flûte. Quelques crackers erraient sur la table basse. J’avais une dinde aux marrons dans le four mais ce genre de cochonneries ne pouvait pas échapper à un bon apéritif. J’attendais qu’elle prenne la parole. Je n’allais pas faire tout le boulot quand même. Je m’assois en face d’elle, sur un canapé identique, puis riais au bout de quelques instants, ne sachant pas par où ni quoi commencer. Une petite aide ne serait pas de refus.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 28 Mai - 14:41

    Mes pensées sur la soirée se confirmèrent. Tout allait bien se passer. Il me confia que lui aussi préférait son appartement Londonien. Rien n’était mieux, en effet, qu’Hop Gardens. Il avoua détester sa nouvelle maison, ce qui me surprit légèrement. Dans ce cas c’est qu’il venait d’arriver il n’y avait vraiment pas longtemps. Je souris sans savoir pourquoi. Adam me débarrassa de mon manteau. Je l’attrapai avant qu’il ne s’éloigne, pour l’embrasser sur la joue. Il me parlait de lampadaires et de meubles, mon cerveau étant légèrement en compote, je ne compris pas tout de suite. J’inspectais les horizons alors qu’il m’invitait à m’avancer jusqu’au living-room. Deux canapés blancs en cuir se faisaient face. Je regardais le salon avant de m’assoir. J’avais l’impression d’être le mannequin d’un catalogue Ikea. La maison semblait vide, sans âme. Je savais que c’était normal, mais c’était tout de même assez étrange. Je posai ensuite mes fesses sur le fameux canapé, et fut assez déçue qu’il s’asseye en fac de moi. Mais je comprenais pourquoi il préférait prendre des distances. Je lui avais moi-même demandé. Alors je ne bronchais pas, et acceptais avec plaisir le verre qu’il me tendait. Il n’avait pas oublié le vin que je préférais. Je lui rendis son sourire. Je ne préférais pas boire ce soir, alors je ne fis que siroter le verre pour le reposer sur la table basse en verre trempé qui nous séparait. Cela n’avait définitivement rien à voir avec Londres. J’examinais le sol. Les canapés et la table étaient posés à même le linoléum clair qui recouvrait le salon. J’eu une petite grimace. Où étais le tapis en pure laine vierge d’Ecosse où nous avions fait l’amour pour la première fois ? Je rougis à mes pensées plutôt perverses et j’attrapai mon verre pour cacher mon embrassement. Je n’avais pas à en rougir pourtant. Mais je ne sentais pas vraiment à l’aise dans cette situation. J’avais cinq ans de plus et pourtant je n’avais pas l’impression d’avoir mûri face à tout cela. Je me demandais s’il avait vendu son appartement, s’il avait conservé toutes ses affaires, tous ses livres. Je me doutais qu’il n’avait pas pu ramener tout cela ici, à moins qu’il ait un Boeing à lui tout seul, mais il n’était pas Kanye West non plus. J’osai un regard vers lui et je le vis plutôt mal à l’aise lui aussi. Je décidai donc de lancer la conversation.

    « Alors, tu es arrivé il n’y a pas longtemps je suppose ? »

    Je lui fis un petit sourire. Le dîner se passait plutôt bien. Il avait préparé une dinde aux marrons, délicieuse. Je ne le savais pas si bon cuisinier. J’avais de plus en plus de mal à contenir mes bâillements, pas parce que le dîner m’ennuyait, loin de là. Mais j’étais trop fatiguée. Nous avons beaucoup parlé durant ce repas, ri aussi. J’en savais un peu plus sur lui, mais ce n’était pas encore assez. Je m’étais plutôt contrôlée, je n’avais pas parlé de mes missions, ni de Maddie, ni de Sammy. J’avais pas mal de choses à dire finalement. Il me proposa un café. J’acceptais. Ca me permettrait peut-être d’être debout plus longtemps. Nous passions alors de nouveau au salon. Cette fois-ci je m’assis à côté de lui, plus question de se regarder en chien de faïence sans savoir quoi faire. Le canapé n’était vraiment pas confortable. Je bus une gorgée de mon café, puis le reposa. Il était bon, mais brûlant. Je ne voulais pas parler de moi. C’était peut-être égoïste mais je ne savais jamais où m’arrêter. J’avais peur d’en dire trop, de lui faire comprendre certaines choses, comme Sammy par exemple, et je ne le voulais pas. Pas tout de suite. J’étais à un coin du canapé. Je me rapprochais de lui. Je m’avançais un peu plus mon visage à la hauteur du sien et l’embrassa sur la joue. Je ne sais pas pourquoi mais ça m’a fait rire.

    « Dis-moi, qu’est-ce que tu as fait de ton appartement à Londres ? »

    Je préférais dévier la discussion sur lui que sur moi. Je posai ma tête sur son épaule. Je fermai les yeux, me laissant bercer par sa présence ainsi que par le bruit des vagues qu’on entendait au loin. J’étais à deux doigts de m’endormir. Je me forçais à ouvrir les yeux à nouveau. Je me redressai, attrapa ma tasse et en bus la moitié. Je frottais mes yeux de ma main gauche. J’étais épuisée.

    « Je t’en prie Adam, fais quelque chose ou je vais m’endormir ! »

    Je rigolai doucement, je ne l’accusais de rien, sa soirée était merveilleuse. Mais je n’allais pas tenir, tout était si calme, si serein. Je le serrai contre moi. Une petite promenade m’aurait même fait du bien.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 28 Mai - 23:25

« Alors, tu es arrivé il n’y a pas longtemps je suppose ? »

Lundi dernier, lui avais-je répondu. J’aurais voulu lui retourner la question mais nous étions passés au dîner. Tant pis, la prochaine fois. Le dîner passa, ma dinde aux marrons avait l’air de bien lui plaire. D’habitude, mes soirées se résumaient plus à une boite de thon et quelques chips sur un plateau télé. Le plat de ce soir et l’effort qu’il avait demandé était donc un miracle en soi. A vrai dire je ne cuisine pas trop mal, j’ai juste la flemme de mettre 1 heure ou plus dans la cuisine. J’aime plus que la bouffe me tombe dans les bras, toute préparée. D’où mes 3 commandes de manger chinois par semaine. Bref ma dinde engloutie, on sirotait chacun un café, côte à côte. Sa présence me rassurait, même si j’avais été clair tout à l’heure sur mes intentions en me posant face à elle. Le message était passé. Malgré les sourires francs sur nos visages, et notre bonheur visible, le rencart n’était pas très passionnant. Une gêne était toujours là, immiscée entre nos deux corps et esprits. Et ça se sentait. Elle vint contre moi et déposa un baiser sur ma joue. Elle voulait savoir ce qu’était devenu mon appartement à Londres. Encore une question sur moi ? J’encaisse une nouvelle fois. Mais ça n’allait pas durer éternellement. J’allais moi aussi, vouloir en savoir plus sur elle. Plus ça allait, plus je me convainquais qu’Eve me cachait quelque chose. Grave ou non, je n’aime pas les cachoteries. Mais en vrai gentleman, je lui réponds, en appréhendant le moment où j’allais tenir les reines.

« Il m’appartient toujours. Il est identique à celui que tu as connu, rien n’a changé… »

Ma phrase sonnait comme un symbole. Et pour une fois, elle y cachait pas mal de sous entendus. Cet appartement me représentait. J’ai encore le cœur à Londres, elle aussi, je le sait. Je n’avais pas changé d’un poil depuis son départ, toujours le même homme. Je suis encore sur ce lit, sous cette couette, seul, à attendre son retour. Elle m’avait enfin rejoint. J’en suis heureux mais tout a changé, mine de rien. Et ce nouvel appartement résumait ma nouvelle vie ici à Athens. On ne pouvait ni changer, ni retourner dans le passé. Londres était bien loin, il fallait être réaliste. Je la sens sur mon épaule, se reposer de cette soirée bien silencieuse. J’entends son souffle. J’en suis toujours nostalgique de ce bon vieux temps, mais il fallait avancer. Prendre son temps d’accord, mais ne pas le perdre, surtout pas. Elle se relève, d’un coup, alors que je la croyais déjà dans les bras de Morphée. Elle me supplie de me bouger avant qu’elle ne tombe par terre. Ses valises sous les yeux se faisaient plus insistantes, son nez ressortait légèrement, elle allait s’écrouler si je ne faisais rien pour redonner de la vie à cette soirée. Je ne sais pas vraiment quoi faire mais j’avais besoin de prendre l’air. Je lui prends la main.

« Que dirais-tu d’une petite sortie nocturne ? »

Je vais chercher son gilet, puis l’emmène jusqu’à l’arrière de ma maison puis ouvre l’énorme baie vitrée qui nous séparait de la plage. Je pose ma main sur son dos.

« Je t’en pries. »

Je lui fais signe d’enlever ses chaussures, plus rien de solide sous nos pieds, uniquement du sable. Ma maison était à l’abri des bruits nocturnes de la ville, comme de la population d’ailleurs. J’étais reculé de la civilisation et adorait ça. Trois pas séparaient le sable chaud de mon lino. Vraiment bien dans les soirs de doute. Qu’une porte fenêtre à ouvrir et je peux aller me balader tranquillement, seul face à moi-même et aux étoiles. Je n’avais pas à m’inquiéter de ma maison, personne n’allait me la voler. Rien non plus de très personnel ou de grande valeur non plus. All clear. Je garde sa main dans la mienne, nous marchons, sentant les vagues chatouiller nos phalanges. Je reste proche d’elle, et garde ma maison de vue, histoire de ne pas trop s’éloigner non plus. Je peux apercevoir la ville d’ici. Le ciel étoilé est d’une beauté simple. Je la regarde. Elle aussi. On ralentit alors, j’embrasse sa bouche fine. Le moment était venu. Je n’avais rien à lui dire, juste quelques points à éclaircir.

« Eve…pourquoi es-tu venue à Athens ? »

J’avais l’air sérieux mais pas tant que ça. Ma voix n’était pas grave. Ce n’était ni une accusation ni un interrogatoire. J’avais juste besoin de savoir pourquoi. Était-ce une simple coïncidence ou avait-elle une idée derrière la tête ? Tellement mystérieuse…

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Ven 29 Mai - 2:13

    A croire qu’il lisait dans mes pensées. J’aurais bien fait une promenade et voilà qu’il me le proposait. J’acceptais avec plaisir. Il me rapporta mon gilet que j’enfilais rapidement. Il me demandait d’enlever mes chaussures, ce que je fis également sans me faire prier. Après une petite marche, pieds nus dans le sable, nous nous arrêtions. Enfin c’est lui qui s’arrêta, donc je stoppai net. Il m’embrassait doucement les lèvres. Avant qu’il ne se retire, j’attrape son cou, et je garde sa tête contre la mienne. Je prolongeai ce baiser, ma langue se frayant un chemin à travers ses lèvres. Je profitais de ce moment. Je profitais de tous nos moments ensemble comme s’ils allaient être les derniers. Notre baiser ne semblait pas s’arrêter. Encore une fois je m’emportais. J’allais franchir la ligne qu’on s’était fixée. Je me retirai donc tout doucement de ses lèvres et de son emprise. Je fermais encore les yeux, savourant le goût de ses lèvres sur les miennes. Après un petit moment, il me demandait ce que je faisais à Athens. Je déglutis. Je m’asseyais dans le sable, espérant qu’il en ferait de même. Mes doigts de pieds jouèrent pendant un moment avec le sable, avant que je ne réponde.

    « Pourquoi je suis venue ? »

    Ma voix était basse. J’écoutai le doux son des vagues. Je pris un peu de sable entre mes doigts que je relâchais aussi tôt. J’étais nerveuse. Je posai la main sur son genou, le caressant du bout de mes doigts. Je cherchai une façon concrète de lui expliquer sans rien révéler. Difficile mission pour la simple civile que j’étais en ce moment-même.

    « Quand je suis revenue de Londres, on m’a parlé d’un poste de professeur de français ici. Ce n’est pas une vocation d’enseigner, c’est une couverture. Je ne savais pas que tu étais originaire d’ici. Je l’ai appris lorsque tu me l’as dit ce soir. Si j’avais su que tu venais d’ici, j’aurais, je ne sais pas, convaincu ta mère de te faire revenir. Le seul moyen que j’avais de te revoir, c’était de prendre le prochain avion pour la Grande-Bretagne. Je n’ai jamais pu. Je n’avais pas le temps. Ni le courage. »

    Je tournai la tête vers lui, avec un léger sourire. J’étais prête à lui en dire un peu plus. Je le sentais devenir plus suspicieux et je n’aimais pas ça. Je me détestais presque de lui cacher tant de choses. Mais ce n’était pas comme si j’avais le choix. Et j’avais peur. Oui moi qui n’avais pratiquement peur de rien. J’avais peur de lui annoncer une si belle chose. Je soupirai. Je ne le quittais pas du regard. C’était mon tour de parler.

    « Tu sais que j’ai eu beaucoup d’ennuis de t’avoir dit que j’étais de la CIA ? J’ai eu peur. Je n’aurais pas dû te mettre dans cette situation. Tu aurais pu être mort à l’heure qu’il est. Il faut croire que mon patron m’aime bien. Il était furieux. Puis quelque chose est arrivé. »

    Je me mordis l’intérieur de la lèvre.

    « Rien de bien grave, je te rassure. Il a considéré ça comme une bonne punition. Puis il m’a retiré les missions à l’étranger. C’est aussi une des raisons de ma présence ici. Une vie normale, entre guillemets. »

    Je laissai son genou pour chercher, à tâtons, sa main. Je ne le quittais pas des yeux. Je trouvai sa main, que je serrai très fort. Je m’approchais un peu plus. Je me collais à lui, comme s’il me protégeait des agressions extérieures. Je sentais une larme qui ne demandait qu’à couler perler à mon œil gauche. J’essuyai ma main après ma robe, et chassai la larme d’un revers de la main. Je ne savais pas pourquoi ce flot d’émotion me submergeait. J’étais heureuse avec lui. Je posai ma tête contre son torse. J’eu un frisson mais je n’avais pas froid.

    « Je sais que je fais beaucoup de mystères, que tu as l'impression que je te cache quelque chose. J'en ai conscience et je m’en excuse. Je te promets que tu sauras, un jour ou l’autre. J’ai juste… Besoin de temps, comme on a dit. J’ai besoin de savoir que tu ne m’en voudras pas. Je veux profiter de nos moments tous les deux. Ne me dit pas que tu ne m’en voudras pas, j’ai besoin de savoir par moi-même, et quand je saurais que tu seras prêt, je te dirais tout ce que tu veux entendre. »

    Je me redressai, ma main et mon visage remontèrent à l’unisson jusqu’à sa tête. Ma main caressait sa joue, mes lèvres cherchaient les siennes. J’espérai très fort qu’il ne m’en veuille pas pour ce que je venais de dire. Je savais que lorsque je lui dirai la vérité, il allait m’en vouloir. C’était normal, je comprendrais tout à fait. Mais pas là, pas maintenant. Je ne voulais pas gâcher notre si belle soirée.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Sam 30 Mai - 1:15

Oui, j’ai osé. Osé ouvrir une parenthèse sur elle. Elle devait m’en dire plus sur elle, sur les raisons de sa venue, sinon je n’allais pas tenir bien longtemps. Ma question la trouble, je peux le sentir. Elle s’assoie et parle à voix basse. Je sentais la conversation sérieuse arriver. Avant de me répondre elle avait prolongé mon baiser. Moment intense. Mais notre pacte était resté intact malgré les tentations. J’avais touché un point sensible apparemment. Je n’étais ni paniqué ni suspicieux, mais je savais qu’elle me cachait quelque chose, d’une. Et de deux je trouvais ça un peu gros comme coïncidence qu’elle vienne ici. A Athens, sans savoir que je venais d’ici-même, prendre un job de prof, comme moi. Évidemment elle était là depuis plus longtemps que moi mais qu’est ce que j’en savais au fond ? Pas grand-chose. Ça se trouve elle s’est renseignée sur moi, était au courant de mon arrivée et s’est fait engagé par McDo il n’y a pas si longtemps que ça. Ça se trouve je suis totalement parano. Je m’étais assis à ses côtés, étudiant ses mots et ses paroles. C’était gros…mais faisable. Je laisse un silence s’imposer entre nous, comme une évidence, puis réplique enfin.

« Ce n’est donc que le fruit du hasard… »

Ou du destin, au choix. Aucun sous entendus, ni ironie dans ce que je venais de dire. C’était la solution la plus crédible et probable. C’est juste un gros coup de pot, d’accord. Elle tourne son regard vers moi alors que j’admire le reflet de la lune sur la mer calme. Je la regarde à mon tour, et ne la lâche plus. C’est maintenant ou jamais, parles. Je rigole à sa phrase, même si je flippe un peu à comprendre je j’avais risqué la vie à Londres, en restant à ses côtés, la forçant à remettre en question son travail. Mais le travail est toujours prioritaire dans son métier. C’est un métier à lequel on s’engage toute une vie, et ce n’est pas un british mignonnet comme moi qui allait basculer la façon de voir les choses, chez les espions. Je souris mais tire une tronche quand elle annonce que quelque chose était arrivé qui aurait pu précipiter son déménagement. Je me demande quoi mais ne lui adresse pas une parole. Je ne sais pas quoi dire, donc me tais. Elle s’agrippe à ma main, je la sens bizarre ce soir. Elle est tellement proche de moi que ça me fait légèrement flipper rien que d’y penser. Elle parle, encore et toujours. Et je la laisse parler, comme d’habitude. Là je commence à flipper grave. Mais de quoi pouvait-elle bien parler ? Lui en vouloir de quoi ? N’importe quoi. J’embrasse sa joue mouillée en me rendant compte qu'elle venait de pleurer. Je ne sais pas de quoi elle parle. Je pourrais lui poser un tas de questions, lui préparer un bel interrogatoire. Mais je ne suis pas prêt d’insister, ce n’est pas mon rôle. Quand elle voudra m’en parler, ou sera d’accord pour dire que je suis prêt, elle m’en parlera, avec tous les détails. Je ne sais pas quoi ajouter à cela à part un….

« D’accord »

D’accord, j’attendrais. J’en savais déjà plus sur elle que sur ces cinq dernières années. Il ne fallait pas pousser non plus. J’allais en savoir plus, je le sais, mais pas tout de suite. Si elle m’avait dit son maximum sur elle aujourd’hui, qu’allait-on bien pouvoir faire maintenant ? Forniquer sur la plage ? Retourner lentement chez moi et finir par s’endormir, l’un sur l’autre. Je lui posai, simplement, la question.

« Que fais-ton, maintenant ? »

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Dim 31 Mai - 17:42

    Adam n’avait pas l’air totalement satisfait de mes réponses. Je découvris que je n’aimais pas le décevoir. Logique en un sens. J’avais des sentiments pour lui, c’était plutôt logique. Je relâchais sa main, et je me levai, pour aller m’assoir entre ses jambes. J’avais besoin de le sentir me tenir dans ses bras, et c’était un moment à câlin, je ne pouvais pas manquer ça. Je pris ses bras que je mis autour de moi, et je me laissais aller contre lui. Mes pieds s’enfoncèrent dans le sable, j’étais tellement bien. Mes yeux se fermèrent tout doucement. Des images défilèrent derrière mes paupières. Nous étions à l’aéroport d’Heathrow. Il était venu avec moi, il n’avait pas fait la tête. Un peu parce que je partais mais il avait compris. Enfin je croyais. Nous nous tenions debout. J’avais enregistré mes bagages, mais je n’avais pas encore passé le portique de sécurité. Je retardais de plus en plus le moment qui allait nous séparer. Il m’embrassait alors que je refaisais le nœud de sa cravate. Ce n’était même pas nécessaire, mais tous ces petits gestes anodins prenaient de l’importance dérisoire. Je m’intimais de ne pas pleurer, mais ma gorge était serrée, mes yeux embués. Je ne disais pas grand-chose. J’étais à deux doigts de tout plaquer, l’Agence, Los Angeles, tout. Il n’avait qu’à me le demander, je serais restée à Londres. Mais il ne l’avait pas fait. Il savait, ou plutôt se doutait bien qu’il ne pouvait pas me demander une chose pareille. Une voix dans un haut-parleur vint annoncer le dernier appel pour le vol pour les Etats-Unis. Je mordais l’intérieur de mes lèvres. J’avais tant de choses à lui dire. Qu’il ne m’oublie pas, que je ne l’oublierais pas, que rien n’arrivait par hasard, qu’il m’avait rendu meilleure, si ce n’était pas absurde ça ? Mais non, je n’ai rien pu dire. Je me contentai de l’embrasser une dernière fois, longuement. Et j’y allais. Je me retournai toutes les cinq secondes. Mais il était parti. Il ne devait pas aimer les adieux. Je me forçais à ne pas pleurer. Mais les larmes coulaient, indéniablement. Les hommes de la sécurité devaient voir ça tous les jours. Au moins ils ne me jugeaient pas, c’était déjà ça. Je m’en fichais à vrai dire.

    Je me réveillais tout doucement. Il faisait encore nuit noir. Je mis quelques minutes avant d’émerger. Comment je m’appelle, où je suis, etc. Je me retournais dans la couette, profitant de sa douceur et de son parfum frais. Les rayons de la Lune éclairaient ma robe, posée sur un fauteuil dans un coin. Je cru un instant avoir rêvé les événements de la veille. Mais je savais que je ne me trouvais pas chez moi, et par conséquent, j’étais dans la chambre d’Adam. Je pensais qu’il serait à côté de moi, mais non. J’étais seule dans son lit. J’aurais pourtant juré l’avoir senti contre moi cette nuit. J’ai surement dû rêver. Je me redressais, appuyant mon dos contre la tête de lit. Je m’emmitouflais à nouveau sous la couette qui était tombée. Sa montre était sur la table de nuit à côté de moi. Je m’en emparais, afin de vérifier l’heure. 3h45. J’avais quand même dormi presque six heures. Un miracle. Je ne dormais jamais plus de trois heures. Deux heures en moyenne. Et ce depuis toute petite. J’en ai causé des soucis à mes parents avant que le médecin leur annonce que j’étais une micro-dormeuse, que c’était naturel et qu’il n’y avait rien à y faire. Je me frottais les yeux doucement, reposant la montre. J’examinais un instant la chambre – déformation professionnelle. Il fallait toujours que j’analyse les moindres détails. A l’image de la maison, la chambre était d’un blanc pur, armoire, couette, mur, lampes… C’en était limite flippant. Mais je savais que ce n’était pas lui, il me l’avait dit plus tôt. Le miroir qui tenait lieu de porte à l’armoire me reflétait. Je n’avais plus l’air fatiguée. Je souris. Je venais de me rappeler que je ne donnais pas cours aujourd’hui. J’étais presque libre de toutes occupations. Décidée à retrouver l’homme de mes pensées, je consentais enfin à me débarrasser de la couette et à me lever. Je frissonnais. Une fine bretelle de mon soutien-gorge glissa le long de mon épaule, et je me rendais compte que j’étais en sous-vêtements. J’avais vu la robe plus tôt mais je n’avais pas percuté. D’ailleurs je n’avais pas envie de la remettre. Trop galère, pas assez chaud. J’ouvris alors la porte coulissante de l’armoire. Une veste de jogging était accrochée à un cintre, elle allait faire parfaitement l’affaire. Je l’enfilais, la serrait contre moi, pestant contre ce maudit vent marin. Sortant de la chambre, je me retrouvais dans un couloir. J’étais un peu perdue.

    « Adam ? »


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Lun 1 Juin - 18:03

Elle se lève et vient se poser devant moi, posée sur mon buste. Ma question idiote n’avait pas trouvé de réponse. Je n’en attendais pas plus, à vrai dire. Le silence arrive, il me plait. Les vagues ricochent sur le sol mou de la longue plage californienne. Je suis seul face à la mer, retenant l’amour. Enlaçant l’amour. J’entends ses respirations. Je la sens, la respire, l’absorbe. Être aussi proche d’elle me rend frileux, vulnérable. Je le ressens tout de suite mais elle ne peut heureusement pas le remarquer. J’ai l’impression que pas un jour ne s’est écoulé depuis notre premier regard. Je ressens aussi le sentiment étrange que je la connais depuis ma naissance. Elle est là, en moi, depuis le début. Elle m’attendait dans ce bus, sachant qu’en une parole elle prendrait possession de mon organe le plus vital. Si différente, mais si complémentaire. Elle est tout ce que je ne suis pas. M’apprend jour après jour, involontairement, où sont mes forces et mes faiblesses. Elle est ce à quoi je pense chaque jour, chaque nuit. Je la respire minute par minute. Si mystérieuse, si passionnante, si belle. J’étais bien, dans le sable tiède, à regarder le vide et à penser à elle, au passé, au futur. Rester là pendant trois heures m’aurait bien plu mais aucune chanson d’amour larmoyante n’allait se déclencher, aucune colombe n’allait voler au dessus de nous, et je n’allais définitivement pas faire un cœur sur le sable et courir au ralenti, Eve sur mes bras. Non, personne ne nous filmait. La vie n’était malheureusement pas aussi gnian-gnian. Je la portai tout de même jusqu’à ma baie vitrée, puis la posa sur mon lit.

Je la regarde là, allongée et totalement dans les vapes et pense une nouvelle fois à un tas de trucs. Bizarrement, j’hésitai à la rejoindre. Nous prenions notre temps. Je n’allais pas la violer dans son sommeil, ça c’est dit. Je n’allais pas non plus attendre qu’elle se réveille puis la violer. A vrai dire, je frotte ma barbe naissante et me dit que le mot viol ne devait pas entrer dans mes hypothèses. D’un autre côté, montrer trop de distance serait préjudiciable. Je m’étais isolé sur le balcon de ma chambre, la regardant toujours, de loin. Je revins un instant sur sa déclaration de plus tôt. Elle me cachait quelque chose, c’était devenu officiel. Apparemment, je n’étais pas prêt à l’entendre. Je l’acceptais, ne voulant pas froisser sa décision. Mais cela m’irritait profondément. Je ne pouvais m’empêcher d’être agacé par le manque d’informations sur ce mystère. Je ne pouvais pas aller contre ma curiosité. Ça reste tout de même super intriguant, même si pour le coup je peux trouver ça très chiant mais ne peux rien faire à part attendre. Éviter de me faire des films m’était indispensable mais inévitable. Voyant ma pensée se diriger vers un cul de sac, je me refocalise sur elle et mes prochains mouvements. Je restai là pendant plus d’une heure, puis prit la direction de la cuisine. Je me fis un thé, discrètement. Un mur épais et un couloir nous séparait, pas vraiment de quoi claquer des dents de peur qu’elle se réveille en sursaut. J’étais là, sur une de mes chaises hautes, accoudé à mon bar. Le clic de la bouilloire me fit sursauter, comme un bleu. Comme quoi…

Je tiens ma tasse, le regard dans le vide total. Quel manque de cran. Je ne savais pas quoi faire. Perdu, gêné, inattentif, fatigué aussi. Mes paupières se ferment et s’ouvrent. Je lève difficilement mes yeux sur la pendule qui affichait un peu plus d’une heure et demie du matin. J’étais resté là, seul, pendant presque trois heures, à ne rien faire à part attendre. Quel manque de courage. Pour passer le temps, je complétais les cases d’un petit cahier de jeux codés. Mon stylo me glissait des mains et finit par tomber, tapant le plan de travail. Je bondis à nouveau. Exaspéré, je me décide enfin. Je vais la rejoindre et m’allonge à ses côtés. Je profite de son odeur, une nouvelle fois, puis la câline, posé derrière elle. Précision importante, elle était à moitié nue. La fatigue avait toutefois écarté toute pensée à caractère sexuelle à son égard. J’ouvre les yeux surement pour la dernière fois de la soirée en posant mon regard sur le miroir énorme de l’armoire. Et je ne sais ni pourquoi ni comment, mais cela me refroidis. Une peur s’installa en moi. Je ne sais laquelle. Je m’enlève de son étreinte et me relève. J’enfonce un instant ma tête dans la paume de mes mains puis décide de retrouver la cuisine. Je regarde mon thé, à moitié vide, puis m’endors finalement sur l’un de mes canapés blanc. J’entends mon nom au loin. Je ne sais pas où je suis, la tête dans le pot. Je m’appuie sur le haut du canapé mais ne voit rien. C’était pourtant sa voix, j’avais rêvé d’elle, encore une fois. Dépité, je lâche tout soutien puis laisse mon corps tomber sur le cuir. Le bruit du choc allait peut-être la réveiller, je m’excuserai à son réveil. J’entends des pas. Trop tard. Je me relève brusquement et la vois à l’entrée de la cuisine, perdue. Je reste au niveau des sofas.


« Eve…Je t’ai réveillé ? » Comme une évidence, je me réponds à moi-même. « Désolé pour ça, j’ai cru entendre quelque chose… » Je la regarde de loin, les yeux collés par ma petite sieste écourtée.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Lun 1 Juin - 22:39

    J’avançais lentement dans le couloir. Il ne faisait pas non plus trois mètres de long et je me retrouvais dans à la porte de la cuisine. Je baillai doucement et je vis Adam, sur le canapé. Il croyait m’avoir réveillé ce qui me déclencha une légère hilarité de ma part. Je serrai la veste contre mon corps, sans savoir pourquoi. Il était encore plus fatigué que moi plus tôt. Et qu’est-ce qu’il était mignon, allongé comme ça, les yeux à peine ouvert. Avec un sourire, je m’approchais doucement de lui. Je prenais mon temps. Je m’assis sur la table en face de lui, posant mes mains entre mes cuisses. Je le regardais, les lèvres étirées en un sourire.

    « Non, ne t’en fais pas. Je ne dors pas beaucoup, tu te rappelles ? »

    Je contins un frisson et un bâillement. Je ne savais pas trop quoi faire. Toujours autant nerveuse, je jetais des regards autour de moi. Une tasse était posée sur le plan de travail dans la cuisine, une bouilloire sur la plaque de cuisson. Un petit thé me faisait envie. Je me levais et fis un demi-tour pour m’assoir à côté de lui, mes cuisses serrées contre son torse. Je ne faisais même pas exprès de me mettre dans des positions aussi… sensuelles. Je posai la main sur son flanc, me frayais un chemin sous sa chemise et caressai sa peau. Je me penchai et déposai un baiser sur sa joue.

    « Merci de m’avoir mise dans ton lit. »

    Je lui souris, puis eu un petit rire gênée. J’avais vraiment le chic pour lui sortir des phrases à double sens ce soir. Ma main abandonnait sa hanche et remonta jusqu’à sa joue.

    « Est-ce que tu me ferais un petit thé s’il te plaît ? Si tu préfères dormir ce n’est pas grave. »

    Adam acquiesça et commença à se redresser. Je me levai à mon tour et me dirigeai vers la cuisine. Je m’assis sur une des chaises hautes, et le regardais faire. Il était encore un peu endormi et cela me fit sourire. Après quelques secondes, je redescendais de ma chaise, et me positionna derrière lui, alors qu’il allumait la plaque de cuisson. Enhardie par sa présence et par le sommeil que j’avais rattrapé, je me pressais contre son dos. Mes doigts attrapèrent les pans de sa chemise pour la remonter, et je posais mes mains sur son ventre. Mes lèvres s’approchèrent doucement de son cou – je dû tout de même me hisser sur la pointe des pieds. Je pressai ma bouche contre sa nuque. Je savais que nous nous étions posé une ligne à ne pas franchir. Mais je commençais à ressentir des sensations étranges dans le bas du ventre. Le désir s’emparait de moi. Je me mordis l’intérieur de la lèvre. Mais je continuais. Je me serrais un peu plus contre Adam. Je voulais continuer, j’en avais envie. Mais je ne savais pas comment faire, ce qu’il attendait de moi. La balle était dans son camp.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mar 2 Juin - 4:11

J’ai du mal à rester dans cette position, accoudé au rebord du canapé, en étant toujours allongé. Alors je me relaisse tomber. Je la sens arriver vers moi, s’asseoir sur la petite table basse. Elle fait de ma veste de jogging son unique vêtement décent. Elle tire dessus, ses mains entre ses cuisses, comme pour cacher ce qu’il y avait en dessous. Un tic terriblement sexy. Je la regarde d’un œil mais veux la manger tout cru. Elle ne dormait jamais beaucoup, c’est vrai. Je lui rends son sourire, même si le mien ne fus pas très radieux sur le coup. Partagé entre l’envie de la prendre sur la table basse et celle de me barrer en courant pour éviter la tentation. Elle ne le savait pas, mais j’avais commencé une violente lutte intérieure afin de stopper mes pulsions. Eve ne se rendait pas compte du charme et des effluves sensuels qu’elle pouvait dégager. Tout à l’heure, blottis contre elle, ma fatigue avait tué mes envies, mais je la vois s’approcher encore, se coller contre moi. Je ferme les yeux. Je sens ses cuisses réchauffer ma chair. Elle passe une main sous ma chemise et finit par m’embrasser. Je n’en peux plus. Distance de sécurité, zone rouge, alerte orange, code Red. Qu’elle s’éloigne ou je craque. Je reste les yeux fermés. Qui sais, si je fais le mort peut-être qu’elle s’en ira se coucher.

« Merci de m’avoir mise dans ton lit. »

Je rougis stupidement. Elle met sa main sur ma joue, devant sentir la gêne brûler mon visage. Je suis terriblement gêné mais mon problème d’incendie slipal ne s’arrange pas xD. Quand elle me demande de lui faire un thé, je lui souris, soupire presque. Quelle délivrance. Rangez d’artillerie, simple exercice de routine, le feu est éteint, rentrez à la caserne. Je me lève, elle me suit. J’avance jusqu’à la cuisine, mes joues refroidissent peu à peu, mais la fatigue est toujours présente. Je roupille presque sur la plaque de cuisson. Je prépare la bouilloire, sors le lait du frigo, sachant qu’elle adore en avoir un nuage au dessus de son thé. Puis me refocalise sur les plaques, attendant que l’eau ne chauffe. La vapeur commence à sortir de la cruche bientôt prête. Et je sens ses mains s’emparer de ma chemise. Elle l’infiltre une nouvelle fois pour atteindre mon ventre. Je la sens contre moi, poser une bise sur mon coup moite. Elle ne me lâche pas. Je compris qu’elle n’était pas prête d'arrêter. Je me retourne et découvre son visage frais à nouveau. Je marque un temps. Elle avait déclenché tout ça, elle en avait envie, elle m’avait poussé à bout, n’oublions rien, notons tout ça pour le débriefing d’après match. J'engage alors les festivités. Je m’empare de sa bouche à l’aide de mes lèvres fines. Je l’embrasse profondément. J’étais seul décideur de la suite des événements et pris les choses en main. Je l’empoigne par les hanches et la hausse sur le plan de travail. Mes baisers se font plus intenses. Je dézippe sa veste de moitié. Ma bouche descend jusqu’à son cou puis jusqu’au haut de sa poitrine. Mes mains se baladent sur le bas de son dos pour atteindre rapidement son fessier rebondi. Je la colle contre moi. Incontrôlable. Je la reprends, la tenant par les fesses. Je m'éloigne de la cuisine et peu à peu finit devant la porte de la chambre. Là je marque un nouveau temps. Je ralentis, éloignant doucement mon visage du sien. Qu’étais-je en train de faire ? Qu’en était-il de notre deal ? Étions-nous de petits puceaux en chaleur à la veillée du jour de l’an où étions nous deux adultes amoureux s’étant promis de prendre le temps pour ne pas tout gâcher? Quel gâchis. Cette relation ne devait pas se contenter d’être purement sexuelle. Si au bout de quelques heures, nous n’étions pas capables de tenir une simple parole, que pourrions-nous donner comme espoir à cette relation ? Aucune crédibilité. Je percute et la relâche délicatement, la faisant glisser jusqu’à ce que ses pieds touchent le sol à nouveau. Je plante mon regard dans le sien. Ses deux Saphir me harcèlent jusqu’à me rendre mal à l’aise. Je ne peux alors sortir de syllabes qui en vaillent la peine. Je me sens stupide et la regarde sans rien dire, attendant qu’elle brise la glace…

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mar 2 Juin - 17:20

    Adam avait comprit là où je voulais en venir. Je le laissais prendre le contrôle, le laissais prendre possession de moi. Il m’embrassa passionnément, je lui rendis son baiser. Il me souleva jusqu’au plan de travail, dézippa la veste de moitié. Je continuai le mouvement et descendis la fermeture éclair jusqu’en bas, me débarrassant de la veste en la laissant mollement tomber sur le plan de travail. Ses lèvres glissent jusqu’à mon cou, ma poitrine. Je soupirai. En deux baisers il m’avait complètement, j’étais sienne. Je me laissais faire, tendant mon cou pour l’inciter à continuer. Il me colle contre son torse, mon pouls bat de plus en plus vite. Il me soulève une nouvelle fois, et m’emmène jusqu’à la chambre, ne relâchant pas le rythme effréné de ses baisers. Mais il s’arrête. Il me regarde, me laisse doucement glisser par terre. Le sifflement de la bouilloire me fit sursauter. Et me fit comprendre que nous ferions mieux de nous arrêter. Je soupirai, je ne le regardais même pas. J’avais légèrement honte, c’était un peu beaucoup de ma faute. Nous nous étions mis d’accord, nous voulions attendre et je lui ai presque sauté dessus. Je lui jetai un rapide coup d’œil. Tout à l’heure je me sentais sûre de moi, et maintenant j’étais encore plus gênée qu’avant. Il me regardait, je consentis à soutenir son regard. Il était tellement facile de s’y perdre.

    « La bouilloire… »

    Ma voix se perdit dans l’air. J’avais dit ça si doucement. Je le suivais de nouveau jusqu’à la cuisine. Il arrêtait l’eau qui bouillait et qui faisait un boucan d’enfer. Je le regarde faire. Je me sentais mal par rapport à ce qui venait de se passer.

    « Je peux utiliser ta salle de bain ? »

    Me donnant son accord, je me dirigeais vers la salle de bain. Je me collais à la porte tout en la fermant. Je fermais les yeux. Je pinçais les lèvres. J’étais vraiment une belle idiote. Je rouvris les yeux et m’assis sur les toilettes pour faire pipi. La scène qui venait de se dérouler était vraiment un triste écho de notre première nuit. Je me rappelais la façon dont je l’avais regardé dormir alors que j’étais assise sur un fauteuil, emmitouflée dans sa chemise. Je me souvenais comme il faisait froid, en ce mois de novembre, cinq ans plus tôt. Mais la température était plus qu’agréable dans son appartement. Il s’était réveillé, m’avait regardé comme si je venais de naître, s’était habillé et s’était dirigé vers la cuisine où je l’avais suivi. Il avait chauffé de l’eau dans une bouilloire.

    « Je pensais que tu étais partie. » Je secouai la tête. Cela ne m’avait même pas effleuré l’esprit.
    « Quel est ton nom ? »avais-je demandé.
    « Adam. » J’eu un petit rire. « Quoi ? »
    « Mon nom est Eve. Ridiculement romantique. »
    « J’avoue. »


    Il avait vraiment l’air d’être d’accord avec moi et j’avais l’impression qu’il ne me voyait pas comme une conquête qui allait partir.

    « J’aimerai beaucoup rester, Adam. »
    « J’aimerai aussi. »


    Il s’était approché pour m’embrasser. Et m’avait soulevée sur le plan de travail. Nous avions échangé un baiser très chaud, puis il s’était arrêté lorsque la bouilloire s’était mise à siffler. Il avait sorti deux tasses, j’avais acquiescé.

    « Je peux utiliser ta salle de bain ? J’aurai vraiment besoin d’une douche, je transpire. » Dis-je avec un petit rire.
    « Seulement si je la partage avec toi. »


    Je me lavais les mains et m’examinais une minute dans le miroir. J’étais de nouveau en petite tenue et il n’y avait rien pour me couvrir. Tant pis, je faisais les frais de mon audace. Je sortis doucement de la pièce, retournant à la cuisine. Je restais dans l’encadrement de la porte. J'avais beaucoup de choses à lui dire.

    « Adam je… Je suis désolée pour ça. »

    Je frottais ma main contre mon bras. J’avais froid.

    « Je pensais vraiment que ce serait facile. Je pensais que j’allais pouvoir faire comme de rien était, comme ces cinq dernières années. Je n’ai fait que penser à toi, et je n’ai eu aucunes… Hum… Relations, tu vois, euh… » Je respirai un bon coup. « Relations sexuelles. » Je baissai les yeux. Je m’avançais vers lui, mais gardait mes distances. « Il faut croire que je me suis surestimée. J’en ai tellement envie, mais je ne veux pas tout gâcher. »

    J’hésitais encore à aller au bout de ce que j’en pensais. Je me ravisais. Je frissonnai, pourtant la porte fenêtre était fermée. Plutôt Etrange.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mar 2 Juin - 23:42

Comme la bouilloire j’avais mis du temps à démarrer. J’ai chauffé jusqu’à explosion puis j’ai tilté. Métaphore un peu triste. Elle tire une tronche pas possible. Assez compréhensible. Elle me chauffe, je lui réponds mais ne finit pas le boulot. C’est assez rageant. D’ailleurs de la frustration, j’en ressentais aussi. Elle n’était pas la seule à se sentir déçu. Mais nous savions où nous allions, du moins il y a une heure de ça on savait. Ne pas s’égarer, ne pas s’enflammer, ne pas tout gâcher. Elle voulu s’enfuir des lieux de l’incident, pour aller s’occuper de la bouilloire. Belle ironie. Je m’y attelle, obligé. Sa présence me gêne, étrangement. Je me sentais terriblement con d’avoir tout gâcher. Je m’observe remplir une tasse d’eau bouillante. Mes mains tremblaient un peu. J’essayai de le cacher le plus possible. Je doutais de moi, de nous. Elle n’avait pas à le savoir. Je me sens déjà assez mal comme ça. Oui je m’en veux. Les choses ont peut-être changées maintenant, de ma faute. Elle m’interpelle et je tilte à nouveau. Je lui fais signe de la tête, sans la regarder une seconde, qu’elle peut emprunter ma salle de bain. Sa question me jeta cinq ans en arrière. Pour changer…

Je baisse mon regard. Exactement la même scène avait eu lieu il y a cinq ans de cela. A Londres. Lors de notre première nuit. Triste, je me rappelle que la suite avait été différente. Triste parce que je le sais, une telle chose ne pouvait pas se produire à nouveau, preuve en est qu’aujourd’hui, je n’ai pas eu le cran nécessaire pour finir le travail. Contrairement à l’Adam londonien. Je serre ma main contre la tasse. La chaleur se fait sentir et commence à faire rougir assez sévèrement la paume de ma main. Je ferme les yeux. Quel nul. Pourquoi, comment réussit-elle à me mettre dans des états pareils. Je me rabaisse, me sens triste. Le nouvel Adam n’avait pas ce genre de traits de caractère. Je sentis mes yeux s’embuer. Peut-être était-ce cette nouvelle tristesse, peut-être était-ce cette chaleur insoutenable qui allait bientôt déchirer ma main. J’allais pleurer. Inédit.


« Adam je… Je suis désolée pour ça. »

Je lâche cette tasse, et secoue la tête. Le nouvel Adam était bien plus fort que ça. Me ressaisir, nom de Dieu. Je fais mine que tout va bien et lui sourit. Je ne réponds pas à ses excuses. D’abord parce qu’elle n’avait fait que me chauffer. Les choses étaient sous mon contrôle, j’avais foiré en rentrant dans ses provocations. Et puis aussi parce que la douleur ne s’arrêtait pas. Je regarde ma main discrètement. En feu. Je serre les dents, me mord la lèvre intérieure. Aie. Muet, je l’écoute parler, comme souvent. Je comprends alors qu’elle me ressemble plus que je ne le pense. Elle aussi avait fermé boutique pendant cinq années, se privant de toute confiserie sexuelle. Je la regarde et m’approche d’elle. Je lui prends simplement la main. Je lui crame surement les phalanges mais je ne faisais déjà plus attention à ma blessure. Je lui caresse la joue avec l’autre main. Je sens quelque chose, un frisson, pourtant la porte fenêtre était fermée. Étrange.

« Tu n’as rien gâché »

Je l’emmène jusqu’à la chambre. Je ne sais pas elle, mais je ne tiens plus debout. Je ne pouvais plus me battre contre mes pulsions, il me fallait un peu de répit, un peu de repos. Je m’allonge, la prend contre moi, pose sa tête contre mon torse. Tout allait mieux. Je prends le drap blanc, assez fin pour deux, avec cette chaleur. Infime retour en arrière. J’embrasse son front, pour lui faire comprendre que tout allait bien. Je caresse ses cheveux jusqu’à épuisement. Mes paupières se ferment. Elle hantera encore mon sommeil de par sa présence. Elle ne pouvait plus s’en aller maintenant. Je la tiens contre moi, le sens dans mon inconscient. Elle m’appartient, je suis tout à elle. Je suis heureux. Je souris, je m’endors. Je l’aime.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mer 3 Juin - 2:42

    Allongée contre lui, j’eu un petit rire. Il avait voulu que je parle de moi, j’allais le faire. J’allais lui confier des choses que je n’aurais dites à personne d’autre. Mais il m’emmenait dans sa chambre. J’ai cru un instant qu’il voulait finir ce qu’on avait commencé cinq minutes plus tôt. Je m’étais trompée. Comme à chaque fois à vrai dire. Etonnant venant de moi. Cela me fit sourire. Il était quatre heures du matin, normal qu’il s’effondre de sommeil. En revanche moi, je n’avais plus sommeil du tout. Je suis restée pendant un bon moment contre lui, sa main sur mes cheveux, guettant sa respiration régulière. J’aimais être contre Adam de cette façon, mais je détestais restée allongée à ne rien faire. Doucement je me redressai. Je l’embrassai doucement. Je me libérais de ses bras, à contrecœur, certes. Je pris ma robe et passais dans la salle de bain, à nouveau. Je l’enfilai avec bien du mal, et me dirigeai vers la cuisine. J’avais besoin de sortir, de réfléchir. Peut-être de passer à la maison. Je voulais revenir, bien entendu. Je n’allais pas le laisser, je voulais passer la journée avec lui. J’allais même lui préparer le petit déjeuner. Je jetais un œil dans le frigo, il n’y avait pas grand-chose à part un pack de six et des yaourts aux myrtilles. J’eu un petit rire en voyant le vide du frigo. Ca n’avait pas changé. Je trouvais un papier et un stylo sur le plan de travail. Je laissai un petit mot, disant que je reviendrai très vite. Peut-être ne le lirait-il pas. Je serais certainement revenue avant qu’il ne se lève, il s’était quand même couché à quatre heures. Je ne voyais pas mon gilet alors je pris simplement sa veste de jogging que j’avais tout à l’heure. Ce qui me faisait repenser à notre petite scène. Je ne regrettais pas finalement. Après tout si nous avions été au bout, je savais que ça aurait été merveilleux. Maintenant nous avions décidé d’attendre, ce sera surement encore meilleur le jour où cela arrivera. Avec un sourire, je pris ses clés et sortit discrètement de la maison. Il me manquait déjà. Mais j’avais besoin de marcher et de réfléchir, sur nous, sur moi. Je me demandais encore pourquoi je lui avais demandé d’attendre que je soi prête. J’avais l’impression de l’être pourtant. Je secouai la tête, pressant un peu plus le pas. J’avais hâte de rentrer.

    En une demi-heure de marche je me retrouvais à la maison. Il était presque sept heures, j’allais réveiller Sam. Je le contemplais alors qu’il dormait pendant une dizaine de minutes. Puis je me décidais à le réveiller. Il fut tellement heureux de me voir. Je réveillais ensuite Maddie. Elle me demanda comment s’était passé la nuit. Je ne lui cachais rien. J’avais besoin de lui parler. Elle ne me donnait aucun conseil, mais au moins, j’avais pu en parler à quelqu’un. Ce n’était pas comme si j’avais beaucoup d’amis. Et même si j’appréciais énormément mes collègues espions, Adam était une sorte de sujet tabou. Je laissai encore Maddie s’occuper de Sam. J’allais repartir chez Adam, prenant au passage quelques provisions pour le petit déjeuner, après m’être changée. Je portais maintenant un petit short blanc forever 21, un haut de couleur crème sans manches où parfois les bords se confondaient avec de la dentelle. Je remis par-dessus la veste d’Adam. Au pied, j’avais des escarpins aux bouts ouverts, rose très clair, avec un faux nœud dessus. Je prenais dix centimètres d’un coup. Pressée de le retrouver, je pris la voiture. Je pu enfin réfléchir tranquillement. J’avais envie de lui parler. Lui dire les choses que je n’avais pas pu lui dire un peu plus tôt. J’arrivais plutôt vite devant chez lui. Je sortis les provisions, espérant qu’il ne s’était pas réveillé. J’ouvris discrètement la porte, il ne semblait pas debout. Je préparais donc tout doucement le petit déjeuner. Puis j’allais le réveiller. Je me mis à quatre pattes sur le lit, et l’embrassait sur la joue, sur le front, puis sur les lèvres. Il ouvrit enfin les yeux.

    « Bonjour mon rayon de soleil. »

    J’eu un petit rire. C’était vraiment stupide. Mais je n’avais rien trouvé de mieux.

    « Je t’ai préparé un bon petit déjeuner. Je n’ai pas de cours à donner aujourd’hui. J’espère que toi non plus, on pourrait passer la journée ensemble. »

    Et je l’embrassai à nouveau. En espérant que la journée s’annonçait moins gênante que la nuit passée.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mer 3 Juin - 16:34

Athens Stadium, il fait nuit noire. Là, au milieu de l’énorme terrain, je suis allongé, endormi. Soudain j’entends mon nom. Elle m’appelle. Je me relève et la voit au loin. Je marche vers elle. Elle me regarde quelques secondes puis se retourne et sors du terrain. Mes pieds encore sur le gazon, je commence à courir dans sa direction. Je sors du stade, la voit à l’horizon. Inaccessible, je cours encore. A chaque coin de rue, elle disparait et réapparait au loin. Je cours, encore et toujours sans ressentir le moindre essoufflement. J’arrive à la sortie de la ville. J’accélère le pas et entre dans une gare. Gare de Saint-Pancras. Londres. Celle qui accueille les Eurostar venant de France. Eve est là, je la repère, elle entre dans un des trains qui va jusqu’à son pays d’origine. J’essaie de la retenir mais elle est déjà dedans quand j’arrive. Le train démarre. Elle sort sa tête d’une fenêtre, son regard est vide mais fixé sur le mien. Je cours, la regarde tout le long s’éloigner de moi, de plus en plus rapidement. Soudain un gros Malabar se met devant moi et je rebondis contre son énorme ventre. Je tombe à terre, mes mains me retiennent mais le béton me les avait abimé.

« Shove off, bloody idiot ! » Me lanca t-il, en me regardant de haut.

Je le regarde s’éloigner. En refocalisant mon attention sur ce qui hantait mon esprit depuis tout à l’heure, je remarque que le train n’est plus là. Elle n’est plus là. Je l’ai perdu, à jamais. Brusquement j’entends un bruit sourd. Une porte qui claque. Je sursaute. Je suis sur mon lit. Un simple rêve…Je regarde mes mains, rien, pas d’éraflure. Un simple cauchemar. Je tourne la tête, elle n’est plus là. Je commence à me demander si tout ça, son retour, nos retrouvailles au lycée, ne faisaient pas partie de ce rêve atroce. Mais je sens encore son parfum hanter la pièce. Je me rassure mais le fait qu’elle ne soit plus là m’inquiète un peu. Je n’entends ni la bouilloire chauffer, ni la douche couler. Étrange. Je me lève. Me dirige vers la cuisine. 6h30 indiquait la pendule. Un petit mot était posé sur le plan de travail. Je m’y un temps à m’en rendre compte. Mon rêve avait écourté mon sommeil déjà limité. Elle revient. Bon à savoir. Je m’amuse un peu du fait qu’elle n’aimait pas rester sans rien faire, qu’elle soit une micro dormeuse. Complètement apaisé, je retourne m’allonger sur mon lit encore humide de mes sudations nocturnes. Je me mets à sa place puis attends, les bras croisés derrière ma nuque, qu’elle n’arrive. Je ne veux pas retourner dans mes illusions néfastes alors évite de tomber dans un sommeil aussi profond que le précédent mais finis par céder. Le temps défile. J’arrive à discerner, plongé dans l’inconscient, des talons claquant sur le sol et s’approcher. Je n’arrive pas à me détacher de ce monde utopique et irréel mais sens son parfum. C’est elle. Une paire de lèvres vient se poser sur mon front, ma joue puis mes lèvres. J’ouvre les yeux et voit son visage. Le mien s’illumine.

« Bonjour mon rayon de soleil. »

Mon rire accompagne le sien. Elle aurait dit « sac poubelle » j’aurais trouvé ça formidable. Elle a du passer chez elle, habillée comme ça. Sexy au diable. Elle m’avait préparé un petit-déj’ qui avait l’air sacrement bon mais c’est elle que j’allais manger tout cru. Elle m’embrasse à nouveau, me fait par de sa disponibilité pour la journée. Quelle bonne nouvelle. J’ai quelques cours à faire mais mon absence sera amplement justifiée. Je la regarde avec tant d’intensité qu’elle devrait fuir sur le champ afin d’éviter ce qui était sur le point de se passer. Cette fois ci, mon corps et mon esprit me suppliaient de le faire. Je pose le plateau de mangé sur la table basse, et je la prends contre moi assez brutalement. Elle ne peut plus m’échapper. Je dézippe à nouveau sa veste. Je dégage le drap blanc gênant notre ascension. Je fais glisser son haut jusqu’à l’ôter. Elle le jette à terre. Je la retourne violemment contre le matelas. Elle arrache quasiment ma chemise. Je jette le bout de tissu au loin. Je lui mange la bouche. La lève puis, avec mes mains baladeuses, lui ôte son soutien-gorge. Sa poitrine se colle à mon torse. Nous ne faisons plus qu’un. Je la regarde, passe une main dans ses cheveux, puis la laisse ôter mon pantalon. Je fis rapidement de même pour son short. Prenant le soin de lui retirer ses belles chaussures à talons. Ses jambes frottent sur mes hanches. Nous fîmes l’amour.

Un peu moins d’une heure plus tard, nous sommes toujours sur le lit. Mon regard dans le sien, posés sur le côté. Je ne regrette pas ce que l’on vient de faire. Au contraire, quelle beauté dans cet acte. Cela n’avait rien gâché. J’analyse son visage, puis souris. Sa nudité me réconforte, je suis sur un petit nuage. J’entends la sonnette. Mon sourire s’intensifie. Je sais de quoi il s’agit.


« Restes là… » Lui soufflais-je avec douceur.

J’enfile deux trois vêtements puis ouvre la porte. Le postier me tend une paire de colis. Content, je signe son papier puis ferme la porte. Avec hâte, je retourne dans notre chambre. Je la regarde avec malice, tout péteux d’avoir réussit mon coup. En effet, un ami à moi, resté à Londres, tenait une épicerie. Je lui avait passé un coup de fil, hier soir, entre ma dinde aux marrons et son arrivée. En plus d’être sympatoche, il était plein aux as. Son épicerie n’était qu’un petit boulot de petit vieux, il était surtout connu pour être l’un des investisseurs du club d’Arsenal, rien que ça. Je l’avais supplié de m’envoyer la cargaison le plus rapidement possible. Il m'avait ris au nez avant de céder rapidement. Il m'en devait une de toute façon. Les colis étaient partis hier soir, à bord d’un jet privé. Accompagnant quelques amis à lui qui avaient à faire en Californie. J’ouvre le premier paquetage devant elle. J’en ressors une bonne dizaine de paquets de Scones, cinq paquets de Tetley English Breakfast et trois bocaux de gelée à la cerise. Le deuxième colis cachait la même cargaison. Produits qu’on adorait dégusté dans mon ancien appartement, back to England.

« Ça te dirais…un vrai petit déjeuner ? » Lui avais-je simplement susurré.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Mer 3 Juin - 19:38

    Des soupirs à peine retenus, des battements de cœur affolés, des regards perçants à en brûler la peau, la température qui monte. Je ne pensais plus. Je me remettais complètement à lui. C’était le bon moment. Tout mon corps ne semblait que répondre à un seul appel, celui d’Adam. Je me sentais plutôt maladroite et il le savait. Je le lui avais dit plutôt. Je le laissais totalement prendre le contrôle. Il me déshabillait plutôt rapidement, ses gestes avaient l’air d’être parfaitement contrôlés. Les mains tremblantes, j’enlevais un à un les boutons de sa chemise, et arrachais le dernier qui me résistait. Guidée par mon désir, je ne faisais plus attention à mon embarras. Collant ma poitrine contre son torse, j’embrasse avidement son cou, me rappelant l’effet que cela lui faisait. Je descendis doucement et retirai son pantalon. Nous nous retrouvions bientôt nus sur le lit. Je ne pensais plus qu’à lui. Nous fîmes l’amour.

    Un coup de sonnette m’éveillait de ma torpeur. Tous les mots que j’avais voulu lui dire étaient comme obsolètes à l’heure qu’il était. Ou peut-être pas. Après tout je ne savais pas de quoi demain était fait. Mais plus j’avançais dans le temps, plus je savais qu’Adam était le bon. Je l’entendis m’ordonner gentiment de rester couchée. Je n’avais aucune envie de me lever. Je l’examinai remettre son caleçon et son pantalon. Je remontai le drap vers moi, comme si la personne à la porte d’entrée était déjà à la porte de la chambre. Mais c’est Adam qui revint, chargé d’un colis en carton. Je me mordis l’intérieur de la joue. Il sortit de son carton des scones, du thé et de la gelée à la cerise. Je soupirai. Ca semblait sortir de nulle part, un peu comme sa boîte de merveilles britanniques, mais j’en étais presque sûre maintenant. Je savais ce que je ressentais pour lui. Mais… Je ne voulais pas le lui dire maintenant. Nous venions de faire un grand pas dans notre relation, enfin façon de parler. Nous avions déjà fait beaucoup l’amour dans son appartement, cinq ans plus tôt. J’en avais même ramené une preuve xD. Je préférais qu’on prenne notre temps, et je ne voulais certainement pas me ridiculiser. Pas maintenant. Pas après ça. Prenons notre temps. Pour répondre à sa question, je me jette dans ses bras, laissant tomber le drap. Je l’embrasse profondément. Mon petit déjeuner était vraiment ridicule à côté. En même temps je n’avais pas non plus ramené un festin. Une bouteille de jus d’orange, du pain pour faire des toasts et de la confiture confectionnée par ma maman. Peu importe, ce sera pour une autre fois. Je m’agrippai à son cou, et avec un petit rire :

    « Oui, dix fois oui ! »

    Je déposai un léger baiser sur ses lèvres puis me relevai. Je me rhabillais rapidement alors qu’il était reparti vers la cuisine. Je fis un petit détour par la salle de bain avant de le rejoindre. Mes talons faisaient un léger bruit en heurtant le carrelage du couloir. Alors que les scones grillaient dans le four, deux tasses de thés attendaient déjà sur la table. Avec un sourire, je m’approchais de lui et l’embrassai fougueusement. Je mis quelques secondes à me remettre de ce baiser, d’ailleurs. Une petite sonnerie annonça la fin de cuisson des scones, je le laissai faire. Après tout il était chez lui. Je ne bougeais pas, observant les moindres faits et gestes de l’homme que j’aimais. Cela me faisait tellement étrange. Je m’assis alors, puisque nous allions déjeuner d’ici quelques secondes. Je le regardais s’assoir à son tour, apportant les pâtisseries. J’attendais un peu avant de me servir, je ne voulais pas me brûler. Je serrai la tasse contre mes mains, je ne le quittais pas des yeux. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire malicieux.

    « Tu sais, hier soir, ou plutôt tout à l’heure, j’étais décidée à te dire des choses sur moi. Dommage que tu sois parti si vite dans les bras de Morphée. »

    J’aimais le taquiner. Et je savais que peu importe ce que je disais avec humour, il le comprenait. Sur la même longueur d’ondes ?


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 4 Juin - 3:13

Je savais que ça lui ferait plaisir. Nos matinées anglaises se ressemblaient, drap, baise, bouffe. On ne foutait rien de nos journées à part nous regarder dans le blanc des yeux. C’était ça le charme, on ne savait rien de l’autre, sorti de l’aspect purement physique et sexuel. Aujourd’hui, rien n’avait beaucoup changé, hormis le besoin naturel de connaitre l’autre. On avait passé ce stade là. Plus matures. Plus sérieux, peut-être. Plus amoureux, surement. Je savais qu’elle m’aimait, mais je ne m’attendais pas à une déclaration solennelle, ni à des « je t’aime » à tout bout de champ. On n’en était pas là encore. D’ailleurs je suis un peu dans la même retenue. Je l’aime, je peux ouvrir la fenêtre et le crier à tout le voisinage mais cela ne m’apportera qu’une gêne et une appréhension de sa part. Donc autant se taire, pour le moment. Elle est heureuse de ma surprise, et me saute au cou. Elle est nue, je profite de ses formes généreuses et molles. Me remémorant ce que j’avais fait d’elle il y à une heure à peine. Elle m’avait fait comprendre plus tôt dans la soirée qu’elle se sentait rouillée. J’avais pris les choses en main, comme convenue. Si ça c’était une femme rouillée, à quoi je devais ressembler à 14 ans, mon Dieu. Elle m’embrasse profondément à nouveau. Je la regarde avec encore plus d’amour.

Elle s’habille pendant que je fais le petit-déj. Chacun à sa place. Elle sors de la salle de bain et va droit vers moi, nous échangeons un baiser fougueux. Ses lèvres sont sucrées, à déguster sans modération. On agissait vraiment comme un couple. Ça me frappe alors. Étions-nous un couple ou deux simples adultes consentant s’étant retrouvés le temps d’une belle nuit étoilée, et qui pour finir leurs retrouvailles, ont fait l’amour avant de manger un bout et se dire au revoir et à demain ? Qu’est ce qui définissait le mot couple ? Si deux personnes se sentent bien ensemble est-ce obligatoire de se définir comme couple. Ce mot hanta mon esprit pendant que je préparais soigneusement le reste du déjeuner. Pourquoi me prenais-je la tête pour une simple histoire de statut social ? Célibataire, en couple, l’important se trouvait en moi, en elle, en nos regards. Nos yeux se croisèrent à nouveau. Toujours aussi puissant. Je lui apporte le mangé, elle me sourit. Je vais bientôt céder mais j’ai peur que quelque chose, quelqu’un ne gâche ce moment. Si je lui avoue mes sentiments, qui sais ce qu’elle sortira pour me faire redescendre sur terre. Et puis son invité caché ne me plaisait toujours pas. Je devais en savoir plus sur elle pour confirmer ça à voix haute. Comme une coïncidence, elle me fait part de son envie passé de me parler d’elle. Je rigole à sa blague cachée en fin de tirade. Elle savait toujours placer une métaphore ou deux dans ses interventions. J’insiste tout de même pour répondre à son appel du pied.


« Tu sais, il n’est pas trop tard »

J’enfile un scone dans ma bouche, ayant du mal à l’avaler, je continue quand même, malgré l’absence de chic dans tout cela.

« Che chui touchours là, che técoute »

Le pain grillé encore présent dans ma bouche coda légèrement mon message. Un rire parvint à passer entre les morceaux de mie. Élégant xD

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 4 Juin - 9:28

    Je prenais enfin un scone qui trainait sur la grille en plein milieu de la table. Plantant mon couteau dedans, je le coupais en deux sur la longueur. Je pris un peu de beurre que je tartinais sur un côté. Puis je recouvris le tout de gelée à la cerise, et refermai le tout. J’aimais faire des tartines et les plonger dans mon thé. Après tout, je n’étais pas française à moitié. Je fumais, il m’arrivait de jurer, j’étais une bonne conductrice mais un peu trop sur les nerfs, je préférais le vin à la bière, il ne me manquait plus que la baguette de pain et le camembert. C’était un beau cliché, j’en convenais. Mais c’est ce qui faisait de moi quelqu’un de si différent des gens d’ici. Je jetai un coup d’œil à Adam. Il me répondait avec son morceau de scone grillé dans la bouche, ce qui rendait sa phrase plutôt difficile à comprendre. Mais j’avais compris, et j’eu une petit rire. Oh comme ça faisait du bien de pouvoir ne penser à plus rien, de partager juste un beau moment de complicité avec l’homme qu’on aimait. Je me mordis l’intérieur de la lèvre. J’avais peur. C’était en partie ce que je voulais lui confier. Je n’avais jamais eu vraiment de chance avec ça et je ne voulais pas le perdre à nouveau. J’hésitai maintenant. A quoi bon plomber l’ambiance ? Mais je ne voulais pas qu’on tourne en rond. Je pris une grande inspiration, après avoir avalé un morceau de scones trempé de lait.

    « Je ne veux plus te perdre Adam. Je n’ai jamais été très chanceuse lorsqu’il s’agit d’… » J’allais dire d’amour. Non, pas tout de suite. Me mordant encore la lèvre, je continuai. « De relations. » Je baissai la tête sur ma tasse de thé. « Mon premier petit ami est mort lorsque j’avais dix-huit ans, il était aussi agent, c’est pour ça que je le suis devenue. » Je tentai de faire un sourire mais cela ressemblait plus à un pincement de lèvres gêné. « Je n’en ai pas eu beaucoup, à vrai dire. Avec mon travail et tout. Avant, hum, Londres, j’avais quelqu’un. Mais il était tout le temps jaloux et m'a dit des choses vraiment horribles, par téléphone. C’est peut-être un beau travail, sauver la patrie et tout ça, mais ça devient un fardeau lorsqu’il s’agit de… de relations. »

    Je ne souriais plus. Je détournai même mon regard, je ne voulais pas qu’il voit mon visage triste. Je voulais passer chaque seconde de mon temps avec lui. Ma gorge se serra. Je luttais tellement qu’au final je réussis à ne pas faire tomber de larmes de mes yeux. Je saignais presque de la joue tellement je m’étais mordue. Je relâchais doucement la pression. Je remis le nez dans ma tasse, terminant mon scones et je bu mon thé encore brûlant. Je repoussais ensuite la tasse et posais mon couteau en équilibre dessus. Je me montrais très faible ce matin. Je n’avais plus qu’une seule envie, repartir sous la couette avec lui et rester sans rien faire jusqu’à midi. Je fis un sourire, relevais la tête. Je ressentis une soudaine jalousie hypothétique. Je lui avais confié n’avoir eu personne depuis lui, mais lui ne m’avais rien dit. Après tout il avait peut-être eu des relations peut-être pas amoureuses mais au moins charnelles ? Je ne voulais pas y penser. J’aurai tellement voulu être la seule. Je soupirai, puis le regardai finir son petit déjeuner. Oublions cela, je n’y pouvais rien après tout, c’était de ma faute si j’étais partie.

    « Alors tu as cours aujourd’hui ? Tu n’as pas eu le temps de me répondre tout à l’heure puisqu’on a, hum… »

    Je me conduisais vraiment comme une adolescente. Je n’osais même pas dire à voix haute que nous avions fait l’amour. Etonnant comme ma conduite avec Adam était différente de la conduite que je pouvais avoir avec d’autres personnes. On me considérait souvent comme la française froide qui mettait un béret et qui fumait comme un pompier. Et pourtant avec Adam je redevenais ado, je redevenais maladroite et je n’osais plus dire les choses. Et j’aimais cela.


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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 4 Juin - 21:30

J’avais lâché ma nourriture, elle avait toute mon attention. Je l’écoute sans rien dire, une vieille habitude. Ses histoires me clouent un peu sur place, et ne sachant pas quoi en penser ni quoi y répondre, je ne dis rien. J’ai un peu honte de moi sur le coup. Elle me balance tout ça. Et moi, quand j’y repense, ne lui avait rien dit sur moi. A vrai dire il n’y a pas grand-chose à dire sur le trou béant de cinq ans qui séparait aujourd’hui d’après son départ. Pas d’anecdotes croustillantes, pas de secret enfoui, pas de relations cachées. Je me sentis bien vide d’un seul coup. Je me servis du jus d’orange, ne lui en proposant même pas. J’accueillais ses révélations avec pudeur et gêne, pour changer. Elle se met à nue, alors qu’elle aurait pu me raconter les grandes lignes, sans aller dans les détails. Elle fait un effort monumental, d’ailleurs elle bafouille. Moi qui trouve ça habituellement sexy, et bien sur le coup je trouvais ça gênant mais terriblement courageux par rapport à ce qui sortait de ma bouche à moi, c'est-à-dire, rien. Rouillée…Au moins elle avait eu une vie, back in the day. Il ne m’est jamais rien arrivé à moi. Égoïste comme réflexion mais terriblement troublante, touchante. Et surtout tellement vraie.

Qu’allais-je faire ? Qu’allais-je dire ? Je pensai même inventer une histoire pour lui faire croire que ma vie pouvait elle aussi être mouvementée à default d’être intéressante mais même ça, je n’y arrivais pas. Elle me regarde, les yeux tristes par ce qu’elle venait de dire, normal. Elle attend quelque chose, je le sais. J’attends quelque chose aussi, que ça sorte mais toujours rien. Elle soutient son regard puis finit rapidement par se pencher à nouveau sur son thé, l’air tristounet. J’avais été lâche sur ce coup. Elle me tend la main, fait un effort, et je suis incapable de rendre la pareille. Elle met son couteau sur sa tasse, signe officiel de la fin de sa dégustation, puis finit par changer de conversation, n’ayant rien à se mettre sous la dent. My bad.


« J’ai un cours à 14h15, mais j’ai promis de rester après au proviseur…il veut que je lui fasse un rapport de ma première journée, lui dire comment je sens mes élèves, etc. Le topo, apparemment.» Avais-je ajouté après avoir rigolé à son ultime bafouillage.

Elle n’osait pas sortir les deux mots qui définissaient notre acte matinal. Faire l’amour. Oui, nous l’avions fait. Je n’en avais pas honte, au contraire. Elle non plus d’ailleurs, et sa nervosité apparente commençait doucement par me remettre à l’aise. Malheureusement, j’avais bien cours plus tard. Je n’allais pas pouvoir prolonger ce moment d’intimité jusqu’à cette nuit. Je ne stresse pas, concernant mon rapport de rentrée, mais je me demande bien alors ce qu’elle va bien pouvoir faire en mon absence. Quelles étaient ses habitudes. Qu’est ce qu’elle faisait de son temps libre, tout simplement ? Bonne question. Était-elle du genre à rester chez elle et à regarder Oprah en mangeant des cookies et du lait frais ? Ou préférait-elle plutôt des activités comme la gym, le yoga, qu’après elle pourrait combler avec un petit plat chinois à emporter. Comme tout le monde quoi. Mais Eve n’était pas comme tout le monde, je le savais. C’est d’ailleurs ce trait de caractère qui m’a séduit ce jour là, dans le bus. Je savais qu’elle était différente. Une différence accrut par le fait qu’elle était espionne à mi-temps. Je pense une nouvelle fois à toutes ces choses que je ne savais pas, en n’oubliant pas toutes ces choses qu’elle ne savait pas de moi non plus. Après réflexion elle méritait ça. Elle avait le droit d’en savoir autant sur moi, que moi sur elle. Je finis mon thé, mon jus de fruit, puis décide d’engager la conversation. Assez rare pour le préciser.

« Tu sais, à ton départ, j’ai tenté de me remettre de ton absence en allait voir ici et là, mais…ça n’a pas marché…tu étais toujours là… »

Ma gorge se resserre, j’ai du mal à continuer, mais je me dois de finir.

« Il y a à peu près deux ans de cela, j’ai eu une relation d’un mois ou deux, mais elle m’a laissé tomber…je ne m’impliquais pas assez dans notre couple apparemment… »

Bizarre de dire le mot « notre » et « couple » à la suite sans la nommer juste après. Je conclue avec bravoure, car mon état de stress était arrivé à son maximum.

« Ensuite, personne, jusqu’à ce matin… »

Assez étrange, ma façon de parler, de dire les choses, mais je n’avais que ça en magasin. J’aurais voulu accentuer le fait qu’on m’avait largué parce que je ne pensais qu’à elle, parce que j’étais invisible à côté d’une autre femme, mais je me sentais déjà héroïque d’avoir pu lui raconter un peu ma vie sentimentale. La boutique était ouverte, elle pouvait me poser les questions qu’elle voulait, j’y répondrais, même si ma gorge se serrait à chaque fois que je devais aligner deux mots.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Jeu 4 Juin - 23:35

    Jouant avec une miette de pain, j’étais un peu ailleurs. Je repensai à ce que je venais de lui avouer. Je n’avais pas tout dit, comme par exemple les mots qu’avait choisis Daniel, mon petit-ami que j’avais eu avant Londres, pour me heurter par téléphone interposé. Je le comprenais en un sens. Il ne savait rien de ma double vie. Me savoir à l’étranger trois semaines par mois, il y avait de quoi se poser des questions. Je m’étais toujours dit que je n’y penserai plus, mais ses mots me hantaient maintenant. Une larme qui perlait à mon œil gauche se mit à couler. Je l’effaçais très vite d’un revers de la main, et décidant d’oublier cela, je relevai la tête vers Adam. Il m’informa qu’en gros son après-midi était prise. J’en fus peinée mais je ne voulais pas encore lui montrer que j’étais triste. Je me forçais à faire un petit sourire. Après tout j’aurai encore pour moi ce matin, et puis je pourrais l’avoir ce soir, cette nuit, et … Et… Je m’emballe un peu non ? Qui dit qu’il voudrait bien passer le reste de sa vie avec moi ? En tous cas c’est que je souhaitais le plus au monde. J’eu une petite idée.

    « Je pourrais toujours passer te prendre lorsque tu auras fini, non ? »

    J’allais me lever, j’allais m’approcher et j’allais l’embrasser. Mais je me ravisai au dernier moment. Je ne savais même pas pourquoi. Je ne lui avais pas demandé de me parler de sa vie amoureuse depuis cinq ans, mais il abordait le sujet. J’avais à la fois envie de savoir et pas envie. Je ne voulais pas entendre quelque chose qui pourrait me décevoir. Et c’était exactement ce qui se passait. Mon sourire s’effaça. Il avait eu quelqu’un, peut-être même plusieurs quelqu’un. Ma jalousie de tout à l’heure s’accentuait. Je serrai les dents. Mais qui étais-je pour le blâmer ? Adam était un homme tellement beau. Et puis il était libre de ses actes, libre d’avoir quelqu’un d’autres. Nous n’étions pas mariés, nous n’étions pas un couple. Je suis partie et j’avais dans l’optique de ne plus jamais le revoir, bien que j’en mourusse d’envie. Je n’étais pas vraiment en colère après lui, je l’étais dix fois plus après moi. Encore une fois, c’était de ma faute et je n’avais qu’à moi à m’en prendre. Légèrement choquée, je ne pu qu’articuler un « oh » à peine audible. Je sentais son regard inquisiteur. Je tentai de retrouver mon sourire.

    « Ne me regarde pas comme ça. » J’eu un petit rire, je me moquais de moi-même. « J’avoue, je suis jalouse. » Je détournai mon regard, je devais être rouge à l’heure qu’il était. « Mais je ne t’en veux pas. Tu es si beau et, hum, nous n’étions rien, tu es libre de vivre ta vie. »

    Un sourire vint ponctuer ma remarque. Je ne voulais pas précipiter les choses, mais je ne voulais pas non plus revenir en arrière. Alors j’approchais doucement et timidement ma main vers la sienne. Je pris une grande inspiration, je ne savais pas si j’allais pouvoir aller au bout de mon idée. Je le regardai maintenant dans les yeux.

    « Peut-être qu’on devrait être quelque chose maintenant. J’aimerai avoir une vraie raison d’être jalouse et de t’en vouloir si jamais il y avait quelqu’un d’autre. »

    J’étais totalement sérieuse pour le coup. Bien sûr, je ne voulais pas que cela arrive. Le voir avec quelqu’un d’autre me tuerait certainement. Mais j’avais tellement de mal à m’exprimer ce matin, encore troublée par notre aventure matinale, que c’était le seul moyen que j’avais trouvé. Sans compter l’état dans le quel Adam me mettait. Je serrai un peu plus sa main. S’il pouvait accepter…


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Adam Bluth
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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Ven 5 Juin - 4:41

« Bien sur »

Bien sur qu’elle pouvait venir me chercher à la fin des cours. Je n’attendais que ça. Et puis nous ne serions pas de vraies ados sinon. Je mis un peu de temps à remarquer sa mine déconfite. Je n’aurais peut-être pas dû évoquer ce sujet. Je m’étais senti obligé de lui parler de moi, comme redevable. Mais peut-être l’aurais-je plus aidée en ne disant rien. Peut-être que inconsciemment, je ne lui ai parlé de ça uniquement pour me venger de ses déclarations. Peut-être que consciemment, j’étais jaloux. Jaloux de sa situation. Son deuxième travail lui donnait surement satisfaction et action dans sa vie. Pas le mien. Jaloux de son passé, même foireux. Elle a du aimer ce type, celui qui est mort. Si elle est devenue agent grâce à ce mec, c’est qu’elle éprouvait quelque chose de fort à son égard. Moi, je n’ai jamais ressenti quelque chose de fort pour quelqu’un. Enfin…presque. C’est con, je sais, de réfléchir comme ça, mais c’est ce que je ressens. Ce sentiment de vide, je ne peux pas le contrôler. Et même si elle est là, maintenant, à mes côtés, il est toujours présent. J’espérais juste qu’elle sera là cette fois, pour le combler. Je suis jaloux, elle est jalouse. Tout va bien, non ? Ça veut dire quoi ? Qu’on tient l’un l’autre, assurément. Qu’on s’aime ? Surement. Qu’on ne supporte pas l’idée, la vision de l’autre dans les bras autres que les siens ? Certainement. Je ne réponds pas à sa remarque. Je suis beau, libre. Mouais, j’étais beau et libre pendant cinq ans et mon Charlie Brown est resté là où il est, attendant sagement que sa maitresse rentre à la maison. Vulgaire façon de penser mais c’est un fait. Je ne vois pas pourquoi, ni comment, j’irais aller voir ailleurs. Étant donné les crampes d’estomac et les bégaiements qu’elle cause à chaque fois qu’elle entre dans la même pièce que moi. J’aurais pu lui dire qu’elle était belle, et libre aussi. Mais d’une, je ne voulais pas qu’elle le prenne au pied de la lettre. Elle n’était plus libre maintenant. Maintenant, à chaque fois qu’elle me cachera quelque chose, je sentirais quelque chose de déplaisant monter en moi, de la jalousie. De deux, elle le savait déjà. Et de trois, elle n’avait pas non plus été voir ailleurs durant notre longue pause –oui c’est comme ça que j’appelle notre séparation désormais- alors pourquoi le ferait-elle maintenant ? Elle me le fait comprendre, me prend la main, je lui souris.

« J’aimerais aussi… »

Je dépose un baiser sur sa main. J’accepte notre nouveau statut. Officiellement je veux dire. Nous étions un couple. En décodé, elle venait de me demander si je voulais sortir avec elle. Et mon sourire béat n’était que la simple conséquence de cette nouvelle promesse que j’avais acceptée sans broncher. Et maintenant quoi ? Rester ici ? Sortir ? Rien de plus normal pour un nouveau couple tout beau tout neuf d’aller officialiser leur union en allant prendre un Starbucks, non ? Je nous regarde, là, comme au bon vieux temps, et hésite à sortir. Non pas par honte que l’on me voit avec elle, ça va pas la tête. Mais parce qu’on était si bien, dans notre petite bulle, à regarder Gatsby en boucle et à manger/faire des cochonneries sous les draps de notre chambre. A elle de choisir, tiens. Je reprends possession de ma main pour aller débarrasser ma table. Je finis et repars m’asseoir en face d’elle.

« Tu veux qu’on reste ici, qu’on se commande un truc après avoir glandé un peu, ou tu préfères sortir prendre l’air ? »

En ma compagnie bien évidemment, j’avais omis de le mentionner ^^.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Ven 5 Juin - 9:25

    Je me levai pour l’aider à débarrasser. Il avait fait le petit déjeuner, je n’allais pas le regarder sans rien faire tout de même. Je portais ma tasse dans l’évier, prenant soin de ne pas faire tomber mon couteau. Il y avait enfin un « nous » dans notre histoire, je ne réalisais pas. Il y a deux jours j’étais encore à me morfondre que je ne le reverrais surement jamais. Et comme sur son cheval blanc, mon prince charmant était venu me chercher, m’emmenant loin de mes tribulations d’espionnes, loin de ma morose vie sans soleil. J’en avais toujours rêvé, et une part de moi avait toujours peur que cela n’en reste qu’un. Pourtant je sentais très bien son parfum, je frissonnais et ressentais le moindre de son contact, et je ne pense pas avoir rêvé le fait que nous ayons fait l’amour ce matin. Je l’avais très bien senti aussi, et apprécié. Nous nous assîmes doucement, l’un en face de l’autre. Mais j’avais une idée derrière la tête. Il me demandait si je voulais qu’on reste là ou que l’on sorte. Je préférais profiter encore un peu de notre matinée. Et à mon avis, ma petite idée allait lui plaire.

    « Et si nous restions là ? »

    Je n’en dis pas plus. Je le fixais avec un regard légèrement mystérieux pendant quelques minutes. Puis je me levai, lentement. Je m’approchais de lui, je ne le quittais pas des yeux. Je me stoppais alors que j’arrivais à sa hauteur. Il ne s’était pas rapproché de la table. Sweet. Je me penchais et l’embrassais tendrement, puis je passais ma jambe droite par-dessus ses cuisses. Je le chevauchais maintenant. Je lui faisais à nouveau face et je me collais contre lui. Je sentais ses mains sur mes jambes nues, cela me fit frémir. Je fermais les yeux, profitant de la moindre microseconde que je passais à ses côtés. Après tout le téléphone pouvait très bien sonner dans deux minutes pour me dire de repartir en mission, autant mémoriser chacun de ses gestes, chacun de ses mots, cela pourrait m’aider à tenir pendant mes périodes de doutes. Ma main alla se positionner dans ses cheveux, que je caressais doucement. Oh comme j’avais envie de prononcer ces trois petits mots, ces sept lettres qui voulaient tant dire. Mais je ne le fis pas. Ce n’est pas parce que nous avions fait l’amour ce matin que nous devions oublier tout ce que nous avons dit à propos de prendre notre temps. Nos lèvres se rencontrèrent à nouveau. Une sorte de frénésie s’était emparée de moi. J’avais tellement de désir pour lui que ma main descendit de ses cheveux et sans que je m’en rende compte, je griffais sa nuque. Je lâchais sa bouche pour loger ma tête dans son cou. Je repris mes baisers affamés juste en-dessous de son oreille et à côté de la pomme d’Adam. J’avais réussi à le prouver, ce matin, cela lui faisait toujours autant d’effet.

    « Je pense qu’on sera mieux ici. »

    Murmurai-je à son oreille. J’attrapai le col de son polo et passai ce dernier au-dessus de sa tête. Je mis une main sur son torse, comme pour reprendre mon souffle. Je me retenais de dire ce que j’éprouvais à son égard. Je me retenais si fort. Je posai maintenant mes mains sur la table derrière moi et me hissait dessus. Il s’était levé à son tour, alors je l’attirai contre moi, attrapant son cou, approchant ses lèvres des miennes et l’embrassait un peu plus agressivement que tout à l’heure. En effet, nous allons être mieux ici que dehors dans la jungle Athénienne. Tant que j’étais avec Adam, rien n’était aussi bien de toute façon.

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MessageSujet: Re: Night & Day. Adam.   Ven 5 Juin - 14:11

Elle veut rester, pas de problème. Elle arrive à ma hauteur et me chevauche. Je la laisse faire. A force de pratique sa rouille allait rapidement s’envoler. Elle m’embrasse, touche des points sensibles. Je n’avais pas encore digéré mon petit-déj mais je m’en contrefichais. Je vomirais plus tard. Là, je me sens bien. Elle me chauffe une nouvelle fois mais va jusqu’au bout cette fois ci, toute seule, comme une grande. Je la regarde faire avec admiration. Avec fierté, presque. Elle avait les choses en main. Incontrôlable, elle enlève mon haut. Je me lève et me laisse agripper par cette tigresse éveillée. Elle m’arrache la bouche, que c’est bon. Je ralentis quelques secondes, la laissant poser ses baisers si tendres dans le creux de mon cou. Je ne voulais pas être qu’un outil sexuel. J’avais envie de lui dire, là tout de suite, mais ça aurait tout gâché. Alors, comme un pro, je me tus. Et nous fîmes l’amour, dans la cuisine.

L’horloge indique presque midi. Nous avions fini. Nous reprenions nos esprits. J’avais faim. Tous ces efforts m’avaient creusé l’estomac. Après nos regards amoureux d’après match, et après s’être rhabillé, je lui proposai de manger un bout. J’avais alors regardé dans le frigo. Rien mis à part de la bière et des yaourts. Elle voulait rester là, elle avait donc le choix entre bouffe chinoise, ou pizza. Pas très diététique tout cela mais j’avais vraiment une dalle d’enfer et c’était les seuls numéros que j’avais dans mon bloc-notes. Elle choisit pizza. Nous regardâmes la télévision, l’un contre l’autre, en attendant le livreur, puis au bout de 30 minutes, la porte sonna. Nous partageâmes la pizza au jambon et aux champignons. Elle me donna ses olives noires, je lui échangeais contre mes croutes de pâte. La théorie des olives marchait aussi avec les croutes de pizza.

Le temps défile. Il est bientôt une heure et demie. Je vais devoir partir et nous sommes sur le lit, blottis, profitant du temps qui nous restait et de cette matinée prolongée. Je la regarde, lui dit que je dois partir. Elle me fait une moue compréhensive mais déçue. Je lui fais un petit sourire, lui dépose un petit baiser sur ses lèvres douces. Je me prépare, elle me regarde faire. Ma valise est prête, mes cours aussi. Elle me suit jusqu’à la porte d’entrée. Je la regarde une dernière fois avant de partir.


« A tout à l’heure… »

Lui avais-je lancé avec mélancolie. J’aurais voulu lui dire que je l’aimais et qu’elle allait me manquer chaque seconde mais je me retins. Pas si vite, nous avions le temps pour ça. Je lui lançai donc avec ironie.

«…Mon rayon de soleil ! »

Je ris puis franchit la porte. Je la regarde s’éloigner pendant vingt secondes. Je faillit me prendre les pieds dans les buissons. Je prends la Gran Torino et m’éloigne de chez moi, d’elle surtout. Je percute au bout de 10 minutes de voyage que je l’avais laissée seule sans pouvoir fermer la porte de la maison. Je me range sur le côté, en face d’un Stabucks, tiens. Puis l’appelle. Ça sonne quelques secondes, elle décroche enfin.

« Je suis bête je suis parti sans te laisser de clés pour refermer…regardes sous le paillasson j’ai une clé d’urgence. » Je réfléchis deux secondes… et continue. « Tu peux la garder si tu veux… » Je sais ce que ça voulait dire, elle aussi, mais je fais comme si je l’ignorais. « A tout à l’heure… »

Je raccroche et continue mon voyage jusqu’au lycée. A tout à l’heure…

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