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 L'espoir fait vivre. Wayne.

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Danielle Montgomery
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MessageSujet: L'espoir fait vivre. Wayne.   Dim 24 Mai - 2:23

    Baillant à s’en décrocher la mâchoire, Danielle tentait de se concentrer sur une lettre que son nouveau patron, Mr McDonald, le directeur, lui avait demandé de taper. Elle s’était levée trop tôt. Il lui avait demandé de se présenter à 7h30. Danielle, qui n’avait plus réussi à dormir dès 5h15, -on aurait dit sa grand-mère -, avait eu du mal, dès son arrivée, à rester attentive. Il ne lui en avait pas di assez en plus, la laissant avec pour seules explications un trousseau de clé (dont elle ne savait toujours pas quelle clé correspondait à quoi), un bouton sur lequel appuyer lorsque les professeurs arrivaient (pour qu’ils entrent dans la « partie réservée au staff »), et une indication de ne pas le déranger lorsque sa femme fut arrivée. Elle avait entendu des bruits plutôt suspects, mais tellement elle était fatiguée, elle n’avait pas percuté. Les professeurs commençaient à arriver en nombre dès 7h45, et cela continuait encore maintenant. Elle avait entendu la porte d’entrée claquer et par conséquent, Dani appuya sur le bouton. Elle leva la tête mais n’eut pas le temps de voir le visage de la personne. Elle haussa les épaules. Peut-être Mr McDonald avait-il prévu de l’emmener faire les présentations plus tard ? La jeune fille portait son petit pull rouge favori. Mais elle commençait à avoir chaud. Elle n’avait pas prévu qu’Athens soit aussi chaud. Elle décida donc de le retirer, et se retrouva en débardeur violet qui ne lui collait pas à la peau.

    Une heure plus tard, elle fut réveillée en sursaut par la première sonnerie. Elle s’était endormie sur son bureau. Bravo, quel professionnalisme pour son premier jour. La lettre n’était toujours pas tapée. Dani soupira. Elle ouvrit grand les yeux, s’étira, et se dit qu’elle aurait bien besoin d’un café. Cependant elle ne savait pas du tout où il pouvait bien y avoir une machine à café. Elle ne voulait pas retourner dans le bureau du proviseur. Si jamais il lui demandait si elle avait finit sa lettre, elle ne saurait pas quoi lui répondre. Résignée, elle se dit qu’elle ferait mieux de la finir, et lui demander ensuite. Danielle entreprit donc de taper la maudite lettre, mais elle faisait des fautes à tous les mots. La moitié des mots de ses phrases étaient soulignés. Elle faillit taper son ordinateur, puis se souvint que celui-ci était la propriété d’Athens High, et que par conséquent, elle ne devait pas toucher au matériel dès son premier jour. Ou sinon la porte. Danielle devait faire preuve de courage. Elle n’allait pas baisser les bras. Elle s’était fait plus forte depuis un an, elle n’allait pas tout gâcher maintenant. Après avoir relu quinze fois au moins le courrier qu’elle devait taper, elle l’imprima. Enfin elle pouvait aller voir le directeur et lui montrer fièrement le fruit de son labeur. Elle frappa quelques coups silencieux à la porte de son patron, puis entra.

      Ah, miss Montgomery.
      J’ai terminé la lettre monsieur.
      Envoyez-là à cette adresse.
      Mais, euh, je dois l’envoyer moi-même, enfin je l’emmène à la poste ?
      Non le facteur va passer bientôt. Vous pourrez le lui donner. Ainsi que tout le tas de lettres qui est sur votre bureau.
      D’accord.


    Danielle se dirigea vers la porte du bureau de son patron. Mr McDonald était vraiment étrange. Il ne lui avait même pas adressé un sourire. Il croyait certainement avoir affaire à son ancienne secrétaire. Il ne lui expliquait rien. Elle posa la main sur la poignée de la porte lorsque des coups retentirent après la porte de son propre bureau. Elle sursauta. Et merde, quelqu’un voulait entrer et elle n’était pas à son poste. Elle se précipita vers l’interrupteur. Elle leva les yeux sur la personne avant d’appuyer sur le bouton, histoire de voir à quoi ressemblait l’impatient. Oh non. Elle croyait vraiment que toute cette histoire serait finie. Qu’elle n’aurait plus à revivre tout cet enfer. Mais pourtant c’était bien Wayne qui se tenait derrière la vitre de la porte. Elle ne lui adressa pas un sourire. A vrai dire, elle était plutôt choquée. Et elle avait peur. Il était trop tard pour se cacher derrière son bureau. Serrant les dents, elle appuya sur le bureau, le regardant dans les yeux. En un instant, elle revit toute l’histoire. La première fois qu’ils s’étaient rencontrés, alors qu’elle avait oublié sa gourmette dans la salle où elle venait d’avoir cours. La façon dont il l’avait laissé tomber pour sa petite amie officielle, Calista. Si Wayne était là, alors Callie ne devait pas être loin non plus. Génial. Il ne manquait plus que ça. Elle qui croyait dur comme fer que cette nouvelle année allait bien se passer. Voulant échapper au regard envoutant de son ex-petit-ami, si on pouvait appeler ça comme ça, elle repartit s’assoir à son bureau. Mais elle n’avait rien à faire. Elle regarda donc dans la direction opposée, par la fenêtre qui donnait sur la cour, espérant très fort qu’il ne ferait que passer et qu’ils ne se recroiseraient jamais. L’espoir fait vivre.

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Wayne Carter
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MessageSujet: Re: L'espoir fait vivre. Wayne.   Mar 26 Mai - 5:31

J'enclenche la poignée et m'assoie confortablement. Du mieux que je peux. J'enfonce la clé et la tourne. Ça ronronne, ça ronronne. Mais ne s'allume pas. Mouarf, putain de chaleur. Toujours comme ça avec les bagnoles de mouise, quand il fait chaud, ça tape sur le moteur et le fait délirer; quand il fait froid ça le bloque et le fait tousser. Un peu comme moi finalement. Je tente à nouveau mais rien y fait. Je pose ma tête sur le volant le plus calmement possible. Ça dure environ dix secondes puis je sursaute et tape comme un malade sur le klaxon. Ayant fait comprendre à tout le quartier que moi, Wayne Carter, était énervé ce matin, je m'interroge sur l'heure et sur le nombre de minutes que j'allais gaspiller ici à jurer contre un morceau de cuir. Désespéré, je tente une dernière fois...Bingo ! Je jubile et sors du quartier en un rien de temps. J'espère qu'il n'y a aucuuun flics dans les parages parce que ça décoifferait mon permis. Déjà qu'il me restait plus grand chose comme répit, vu le nombre d'infractions commises depuis que j'ai mon horrible petit bijou japonais. Fallait pas empirer les choses et finir par prendre le bus tous les matins. La loose pour un prof, sérieux. J'arrive à 100 mètres d'un feu et aperçois un collège à moi dans un bus roulant à ma gauche. Ironie du sort, hein ? J'ai 25 minutes de retard et le feu est orange. J'appuie sur le champignon à m'en abimer la chaussure. Si je vais assez vite qui sais je pourrais peut-être retourner dans le futur, vu la tronche de ma caisse c'était pas impossible. Je fonce je fonce et dépasse ce feu qui était rouge depuis au moins trois secondes....

Et passe entre un 4x4 et une Berline avant d'arriver au bout de la route. Ouf, il était moins une. Je ralentis et tourne à l'entrée du parking des professeurs. Je suis arrivé au lycée. Presque une demi heure de retard, je ne sais même pas pourquoi j'ai forcé la conduite. C'est mort, tant pis je fais le mort et glande jusqu'à l'heure prochaine. Bel exemple. Je me gare et me dirige tranquillement vers le bâtiment qui enfermait la salle des professeurs. L'ultime endroit pour la glande. Un comble non ? Les profs qui s'enferment là dedans ne font que boire du café et blablater sur leur vie ou sur leurs élèves. Wisteria Lane comprimé dans une salle de 20m². J'entre dans le bâtiment et attend qu'on m'ouvre. Je regarde, impatient, à travers la vitre de la secrétaire du proviseur, rien. Me dis pas qu'elle lui fait une gâterie à cette heure là, sérieusement ? Un peu tôt pour ce genre de cochonneries voyons. Je tape nerveusement contre la vitre, priant pour arriver à me retenir de -au mieux- me marrer ou -au pire- de lui lancer une remarque vache. Je ris dans mon coin visqueux quand j'aperçois un visage familier. Danielle ? What the fuck ? D'un coup mon sourire s'évapora en imaginant la blague salace que je m'étais préparé à lancer. Ça avait perdu tout de son humour. Étrange situation. Elle a l'air de m'en vouloir en voyant sa réaction. L'ignorance ? Il n'avait rien à faire part gâcher quelques minutes, elle ne pouvait plus lui échapper maintenant.


"Danielle..."

J'attendis qu'elle repose son regard dans ma direction.

"Je ne savais pas que tu travaillais ici maintenant...Comment ça va ?"

Oui bon ça va, j'ai le droit de dire des truc inutiles aussi.

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Dernière édition par Wayne Carter le Mer 10 Juin - 0:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'espoir fait vivre. Wayne.   Mer 27 Mai - 0:53

    Je regardais dehors, essayant de trouver le point le plus loin possible qui m’empêcherait de tourner la tête de l’autre côté. Mais, j’avais beau me résonner, j’étais comme aimantée. Je faisais tourner un stylo autour de mon index et de mon pouce. Je m’occupais comme je pouvais. Je ne voulais pas lui parler. Wayne avait vraiment été le dernier des connards à l’université. Et pourtant, pourtant, je trouvais le moyen de me culpabiliser, de me rendre responsable. Je trouvais le moyen de penser à lui. Il ne s’est pas passé un seul jour sans que je pense à lui. Ah j’étais vraiment qu’une petite idiote. Je respirai un bon coup et tournai la tête pour vérifier s’il était parti. Mais je tombais sur son doux visage, qui avait pris pas mal de barbe depuis la dernière fois. Mon visage était impassible. Je ne voulais pas qu’il lise à l’intérieur de moi, comme il le faisait si bien il y a quelques temps. Je remontai la bretelle de mon débardeur alors qu’il prononça mon prénom. Je retins un frémissement. Je n’avais pas froid pourtant ><. Mes lèvres firent une moue dédaigneuse. Je me voulais fâchée, énervée après lui, mais je ne savais pas si mon regard avait l’effet escompté. Ma moue se transforma en rictus lorsqu’il évoqua son ignorance à propos de ma présence ici. Il devait me prendre pour une folle, psychopathe, qui ne cherchait qu’à s’immiscer dans sa vie, qui voulait qu’il la voie, qu’il voie comme sa présence ne la touchait pas. Ce n’était pas le cas. Mais comme j’aimerais lui faire mal en lui faisant croire que je me fichais totalement de lui. Ca heurterait au moins son égo. Mais d’un je n’avais aucun moyen de le faire. Deux, je ne me fichais pas de lui. Bon sang j’étais encore amoureuse de lui. Quelle conne. Mais quelle conne. Je relevais la tête, retrouvant ma petite moue orgueilleuse.

    « Non, bien sûr, comment aurais-tu pu le savoir ?» Je marquai une pause. « Ca allait très bien jusqu’à ce que je te vois, Wayne.»

    Je soupirai, assez fort, pour qu’il l’entende. Puis je me levais, évidemment, je n’avais pas d’autre choix que de passer à côté de lui. Je serrai les dents, ne lui adressai pas un regard. Je marchai jusqu’à la fenêtre, reprenant ma contemplation du jardin. La photocopieuse, placée juste derrière moi, me réchauffait un peu trop les fesses. Je me retournai alors vers Wayne.

    « Crois ce que tu veux, mais je ne suis pas ici pour t’harceler ou je ne sais quoi. Je ne savais même pas que tu travaillais ici. Fais passer le mot à ta chère petite amie, avant qu’elle croie des choses fausses. Tu meures certainement d’envie de nous voir nous battre pour toi, mais ne t’inquiètes pas, je suis passée à autre chose. Dis-lui bien, surtout. »

    Je soupirai une nouvelle fois. S’il me croyait, j’excellais dans l’art du mensonge. Il n’aurait certainement jamais aussi mal que j’ai eu lorsqu’il m’annonça qu’il me préférait Calista. En même temps je le comprenais. Elle était belle, pour sûr. Elle faisait bien deux ou trois têtes de plus que moi. Pas un seul gramme de graisse. Une chevelure de rêve. A côté je devais être bien fade, mon petit mètre soixante-cinq, mes doigts boudinés, mes formes et mon style pas très fashion. J’étais loin d’être parfaite et Calista représentait tout ce que je ne serais jamais, la perfection. Je savais qu’elle n’était pas facile à vivre à côté, qu’elle pouvait vous sortir des choses affreuses, toujours ponctuée d’un sourire hypocrite. Qu’elle avait tendance à être un peu trop parano, pour l’avoir vu agir pendant quelques temps, quand elle croyait que je ‘sortais’ encore avec Wayne. Peu importe, j’avais décidé de tirer un trait sur eux. Mais où le trait allait-il s’arrêter ?

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MessageSujet: Re: L'espoir fait vivre. Wayne.   Mer 10 Juin - 1:38

« Ca allait très bien jusqu’à ce que je te vois, Wayne.»

Whouaouh, vive l’ambiance. Qu’est ce que je lui ai fait déjà pour qu’elle me déteste à ce point ? J’active ma mémoire de poisson rouge. Pouf, aucune idée. Ah si, j’avais choisi Calista, quand elle me posa un ultimatum, quand j’étais en quatrième année de fac, et elle en troisième. M’en voulait-elle après tout ce temps ? Cela ne faisait qu’un an, en fin de compte. Un an que j’avais quitté la fac de San Diego. J’étais passé à autre chose. Enfin je crois…A regarder ma vie, elle ressemble toujours pas à grand-chose. Je suis journaliste mais je passe mes journées dans ce lycée en tant que prof. Pas vraiment mon rêve d’enfance. Je me voyais plutôt dans un bureau, avec mon nom sur une plaque, à choisir la une du jour. Looooin, le rêve. Dani se lève, elle passe à côté de moi –qui était juste rentré dans la pièce- et va se cacher au fond de la salle, à regarder par la fenêtre. Je faisais si peur que ça ? Ok j’ai une gueule de clodo, ok j’ai une caisse de merde, ok je m’habille vaguement, mais…oh pinaise elle avait raison de fuir. Elle se retourne, je reste stoïque. Elle me fait un spitch, j’en comprends la moitié, quoi c’est le matin, hein, moi on me parle en portugais c’est la même chanson…Elle s’énerve toute seule, je me retiens de rire. Je n’ai pas envie de me foutre de sa gueule mais presque. Non, pas dans ce sens là. Pas dans le sens méchant du terme. J’ai une capacité unique à ne pas faire voir sur mon visage ce que je pense vraiment. C’est comme si mes émotions ne passaient pas jusqu’au cerveau. Ca me fait mal qu’elle me perçoive comme un gros con mais de l’extérieur, on peut voir que je n’en ai strictement rien à foutre. Une moitié de vérité. Je n’en avais pas rien à foutre d’elle, sinon je ne l’aurais pas fréquenté pendant à peu près 8 mois, 3 semaines et 5 jours, à la fac…Mais je n’y peux rien, je suis comme ça, je m’en foutiste.

« Dis-lui bien, surtout. »

J’attends quelques secondes avant de lui répondre.

« Ok » répondis-je, avec tout le charisme qui me caractérisait, c'est-à-dire d’un niveau proche de zéro.

Elle pouvait croire que je m’en foutais à près tout. Tout cet énervement inutile m’avait plus rendu amorphe qu’autre chose. J’avais l’air d’avoir sifflé trois grammes de beuh. Super glamour. Pourquoi je suis là en fait ? Ah oui, le billet de retard. Les profs en avaient besoin, en fait ? Quel nase, je me comportais encore en élève glandeur. Je suis un adulte maintenant. Il fallait que je me comporte comme un professeur glandeur, à présent xD Je n’ose pas lui demander comment faire vu que je sentais qu'elle allait me mettre un gros vent. J’hésitais aussi à la lâcher pour aller glander autre part. Mais elle avait l’air furax d’un côté, et pas prête à me laisser partir de l’autre. Arf que faire ? Je la regarde. Mes yeux devaient être décomposés par le manque de fatigue évident. N’empêche, elle a toujours ce charme qui m’avait fait sortir avec elle, alors que j’étais toujours avec Cali. Elle avait cette naïveté, ce côté prude, qui allait en totale opposition à ce que représentais Mlle Parker. J’avais choisi l’ex-cheerleader parce que c’était plus un choix de facilité qu’autre chose. Je n’aimais pas me retrouver au centre de l’attention. J’avais un choix à faire, et je pris celui qui comportait le moins de risques. Et puis Calista était plus mûre, sexuellement en tout cas. Oui, mon calebute avait pris un peu la décision à ma place, je l’avoue. 8 mois qu’on sortait ensemble avec Danielle et rien. Un peu frustrant, surtout qu’elle était jeune, mais pas tant que ça, à l’époque. Je bug légèrement, ne sachant pas quoi dire après ce froid glacial. Je n’avais pas vraiment envie de ressasser. Passer à autre chose, peut-être ?

« J’ai une demi-heure de libre, et j’ai pas bu un café de la journée… » Je fixe la salle d’attente au bout de l’autre pièce… puis je la regarde…la tronche qu'elle tire... « Allez, je t’invite…ta tête me dis que t’en a bien besoin… » Dis-je en souriant.

Ironie…nan ? J’attends là genre deux secondes puis commence à me retourner, vu l’absence de réponses de l’autre côté. Tant pis…

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MessageSujet: Re: L'espoir fait vivre. Wayne.   Mer 10 Juin - 3:45

    Il avait vraiment l'air de ne rien comprendre. En même temps, ça m'arrangeait. Qu'il ne voit rien, qu'il ne se doute de rien, et je pourrais mourir seule, dévorée par quatre bergers allemands, désespérément amoureuse de lui. Je levai les yeux au ciel. Lui dire que j'étais passée à autre chose, même si ce n'était qu'à moitié vrai, n'avait pas eu l'air de lui avoir fait de l'effet. De mieux en mieux. J'allais pleurer. Je ne pouvais pas. Je ne devais pas. Pas devant lui. J'avais un frisson soudain. Manifestement la chaleur de la photocopieuse avait cessé. Je ne bougeais pas d'un pouce. Je tentai de regarder ailleurs, mais mon regard revenait toujours vers Wayne. J'avais envie de parcourir l'espace qui nous séparait, me jetter à son cou, l'embrasser à en perdre haleine, comme si cela pouvait faire disparaître tout le monde autour de nous, Calista y comprit. Mais non. Je ne pouvais pas. Je ne devais pas. Une nouvelle fois. J'étais drôlement limitée aujourd'hui. Il m'invita à boire un café. Il me dit que j'en avais besoin. J'étais à la fois endormie et énervée maintenant. Je ne savais pas si c'était une bonne idée, le café comme sa compagnie. Je le voyais se diriger vers la salle d'attente, juste en face de mon bureau ou plutôt du secrétariat. Et je le suivais. J'étais irrémédiablement attirée par lui. Il était comme du fer et j'étais son aimant. Quelle belle erreur avais-je faite en acceptant ce job ici? Il m'avait déjà commandé un cappuccino. Il savait comme je préférais cette boisson au café, car elle était plus douce que le café seul. Je réprimais un sourire. Qu'il pouvait être chou.

    « Merci. » soufflais-je, évitant de croiser son regard.

    J'allais tenter d'être plus gentille, puisqu'apparemment il faisait des efforts pour se montrer courtois envers moi. Je m'assis dans un des fauteuils, tirant sur ma jupe en jean. Pourquoi j'avais mis ça déjà? Mon débardeur était un peu trop décolleté en plus, il commençait à descendre un peu trop. Je le relevai discrètement. Je sais qu'on aurait pu me dire prude à ce moment-là. Ce n'était pas de la pruderie. J'étais juste mal à l'aise, encore plus avec Wayne dans la même pièce que moi. J'engageais la conversation, puisque nous avions l'air de faire comme si nous avions oublié notre rupture plutôt pas belle à vivre.

    « Alors, tu... »

    Il avait commencé en même temps que moi. Ca nous arrivait souvent de parler en même temps, d'avoir les mêmes choses dans la tête ou de finir les phrases de l'autre. Si la vie avait été un des romans d'amour que je lisais régulièrement, tout aurait été plus facile. Mais la vraie vie était cruelle. L'une des raisons pour la quelle je me réfugiais dans mes lectures coquines xD. Il était d'ailleurs le seul à le savoir. J'eu un petit rire.

    « Je t'en prie, vas-y. »

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